- ENTREE de SECOURS -



jeudi 31 mars 2016

Histoire de violettes

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La violette (Viola odorata) était une fleur honorée par les dieux de l’Olympe et ils avaient parfaitement raison sans le savoir car cette plante au parfum délicat est aussi une source, comme des centaines d’autres plantes beaucoup moins odorantes, d’un petite protéine unique en son genre qui fait l’objet de toutes les attentions. Il s’agit d’un peptide de la famille des cyclotides, c’est-à-dire cyclique, dont la structure est fermement renforcée par la présence de trois ponts soufre-soufre. Quand vous mangez des courges ou des lentilles vous ignorez que vous ingérez ce genre de produit aux propriétés uniques. D’une part les cyclotides sont indigestes, ils persistent donc dans l’intestin et peuvent éventuellement se retrouver dans le sang, et d’autre part ils présentent des propriétés biologiques remarquables.
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Pour remonter brièvement dans l’histoire de la découverte de ces substances il faut remonter aux années 1960 lorsqu’une mission de la Croix-Rouge au Congo remarqua que les femmes sur le point d’accoucher buvaient une tisane préparée à partir d’une plante médicinale (Oldenlandia affinis) facilitant le travail en provoquant des contractions de l’utérus. Il fallut plus de 25 années pour élucider la structure de la substance active qui se révéla être de la kalata B1, du nom traditionnel de cette plante médicinale qu’on retrouve justement dans la violette et dont je vous livre la structure (www.cybase.org.au) :
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La kalata B1 est stable à 100 °C, résiste aux enzymes de la digestion, présente des propriétés antibactériennes, insecticides, nématicides et même antivirales contre le HIV en particulier. On peut donc presque dire que c’est un don des dieux et parmi les 532 cyclotides actuellement référencés, en cherchant bien et en y apportant quelques petites modifications on pourra trouver des applications thérapeutiques qu’on ne soupçonne même pas aujourd’hui.
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La Clitoria terneata, une plante de la famille des fabacées dont le nom scientifique rappelle un organe féminin bien connu, utilisée en médecine ayurvédique pour diverses pathologies, est particulièrement riche en cyclotide et une équipe de biologistes de l’Université de Vienne en Autriche a montré que la kalata B1 présentait des propriétés stabilisantes pour la sclérose en plaques avec un modèle de souris génétiquement modifiées développant cette maladie invalidante et mortelle pour laquelle il n’existe aucun traitement.
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La sclérose en plaque est une maladie auto-immune qui détruit progressivement les terminaisons neuronales. Les lymphocytes T sont les principaux responsables du développement de la maladie. À la suite d’une observation montrant que la kalata B1 inhibait la prolifération des lymphocytes T en interférant avec la régulation de l’interleukine-2 sur ces derniers, en toute logique on pouvait s’attendre à un effet bénéfique sur ces souris modèles. C’est ce qui a été effectivement montré en administrant par voie orale la kalata B1 à ces souris modèles en suivant le développement de la maladie au cours du temps. De plus l’apparition des premiers symptômes a été notablement retardée par un traitement préventif à l’aide de kalata B1.
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Par synthèse chimique totale mise au point par cette même équipe de biologistes, il a pu être montré également que des modifications ponctuelles de la séquence d’amino-acides de la kalata B1 avaient de profonds effets sur l’activité d’immunosuppression. La mise au point de méthodes de synthèse totale des cyclotides et l’immense diversité de ces derniers ouvrent un large éventail d’investigations pharmacologiques et cliniques dans de nombreux domaines thérapeutiques.
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Source : http://www.pnas.org/cgi/contents/short/1519960113 en accès libre
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https://jacqueshenry.wordpress.com/2016/03/31/histoire-de-violettes/

mardi 29 mars 2016

Fukushima : peu d’impact des radiations sur la santé humaine

Par Michel Gay,
le 29 mars 2016 dans Environnement
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L’ONU le confirme, l’accident nucléaire de Fukushima n’a fait aucune victime. Pourquoi la presse n’en a-t-elle pas parlé ?
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Les résultats les plus récents sur l’accident de la centrale de Fukushima-Daiichi du Comité Scientifique des Nations-Unies pour l’Étude des Effets des Rayonnement Ionisants (sigle anglais UNSCEAR1) concluent que :
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« Aucun décès, aucune maladie grave ayant un lien avec des radiations n’a été observé parmi les travailleurs et l’ensemble de la population à la suite de l’accident de Fukushima »
« Aucune conséquence perceptible des radiations n’est à prévoir parmi le public exposé ou ses descendants ».
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Le document de base est l’Annexe Scientifique du Volume I du Rapport de l’UNSCEAR (300 pages). Il est l’œuvre de plus de 80 experts de 18 pays, et a été approuvé par l’Assemblée Générale des Nations Unies fin 2013. Il est disponible en ligne en anglais. Il fut discuté lors de la soixantième session de l’UNSCEAR, tenue à Vienne du 27 au 31 mai 2013 qui a réuni environ 150 spécialistes de 27 pays, en présence d’observateurs d’organisations internationales comme l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et de son Agence Internationale de Recherche sur le Cancer, ainsi que l’Organisation Mondiale de Météorologie(OMM).
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Fin 2015, l’Assemblée Générale des Nations Unies a approuvé une résolution dans laquelle elle se félicite de la compétence et de l’impartialité du Comité et a demandé que les résultats de ses travaux soient diffusés dans le public.
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Outre les principales conclusions énoncées ci-dessus, le rapport traite en détail des risques possibles. Pour la leucémie et les jeunes enfants, il indique :
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« Considérant les expositions et les risques, ainsi que l’importance du groupe concerné, aucune augmentation [des cas de leucémie] ne sera susceptible d’être décelée » (p.79 §177).
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Même conclusion pour les cancers du poumon et ceux de la thyroïde dans la population concernée : leur nombre ne sera pas affecté de façon suffisante pour que l’effet de l’accident apparaisse.
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Vingt-trois types de cancers ont été examinés pour parvenir à cette même conclusion : pas d’impact prévisible à attendre de l’accident de Fukushima.
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Cela ne signifie pas que des accidents du travail (chutes…) ou des accidents cardiaques ne soient pas survenus pendant l’irruption du tsunami dans la centrale ou durant les travaux ultérieurs, mais les quelques décès correspondants n’ont pas de rapport avec le fait que la centrale de Fukushima-Daiichi soit nucléaire.
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Malgré des hypothèses de travail pessimistes, les conclusions de l’UNSCEAR sont que « l’accident de Fukushima n’a fait aucune victime, décès ou malade, du fait des radiations émises, et que dans l’avenir, les conséquences de ces mêmes radiations seront trop faibles pour être discernables ».
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L’Organisation Mondiale de la Santé, dont des représentants ont contribué au Rapport de l’UNSCEAR, concluait dès début 2013(2) :
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Les résultats présentés suggèrent que les augmentations de cas de maladies humaines attribuables à l’exposition supplémentaire aux rayonnements due à l’accident nucléaire de la centrale de Fukushima sont probablement au-dessous des niveaux détectables.
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Suivi de l’étude : le « White paper » de l’UNSCEAR de 2015.
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« Le Comité déclare que les conclusions de son Rapport 2013 restent valables et, de plus, qu’elles sont largement confirmées par les nouvelles informations publiées depuis.
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En particulier, le taux de détection important de nodules, kystes et cancers de la thyroïde sont le résultat de la multiplication des examens suite à cet accident et de la plus grande finesse de recherche du matériel utilisé, et pas de l’exposition aux radiations suite à l’accident nucléaire (3). »
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Les informations supplémentaires recueillies depuis le Rapport 2013 du Comité, confirment donc l’absence de décès, ou de malades qui auraient pu être causés par les radiations liées à l’accident de Fukushima, ainsi que d’absence probable d’effets discernables dans l’avenir.
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Des résultats largement ignorés.
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L’écart est stupéfiant entre les conclusions rassurantes du Comité des Nations Unies sur les conséquences de Fukushima et les descriptions apocalyptiques de cet accident véhiculées par les médias dans le public.
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Les conclusions du Comité ont pourtant été rendues publiques. Le Rapport 2013 a fait l’objet d’une présentation à la presse mondiale (4) à Vienne le 2 avril 2014. La couverture médiatique qui a suivi a été faible, y compris en France, à l’exception par exemple des Échos qui ouvrirent leurs colonnes à Jean Marc Jancovici.
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En 2016, cinq ans après l’accident, la situation n’a pas changé. Les derniers résultats de l’UNSCEAR (Fukushima White Paper 2015) ont fait l’objet d’un communiqué de presse (5) des Nations Unies le 22 octobre 2015, mais il est resté largement ignoré. En particulier, les conclusions sur l’absence d’effets de l’accident nucléaire sur les cancers de la thyroïde n’a pratiquement pas été repris.
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Les conclusions l’UNSCEAR, dans son Rapport de 2013, et confirmées en 2015, sont toujours largement ignorées du public.
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Le peu d’intérêt médiatique pour les travaux du Comité des Nations Unies, approuvés par l’Assemblée Générale des Nations unies, donne la part belle aux descriptions apocalyptiques des effets des radiations par des antinucléaires dogmatiques.
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Faire peur est certainement plus vendeur que de rassurer… ou d’avouer avoir dit des bêtises pendant des années !
Cet article s’appuie largement sur le n°61 de la Lettre Géopolitique de Electricité du 20 mars 2016
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1 - UNSCEAR : United Nations Scientific Committee on the Effects of Atomic Radiation. Le Comité scientifique de l’ONU sur les conséquences des émissions radioactives est un organisme international né en 1955 à la suite de la résolution 913 (X) de l’Assemblée générale des Nations unies et auquel participe 27 états. ?
2 - Organisation Mondiale de la Santé-Rapport sur les risques pour la santé de l’accident nucléaire de Fukushima-28 février 2013 ?
3 - § 75, p.19 du « Fukushima White Paper 2015 » ?
4 - Communiqué de presse des Nations Unies, UNIS/OUS/237 ?
5 - Press release-UNIS/OUS/309. ?
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Le film Vaxxed, exposant le lien entre vaccins et autisme, déprogrammé sous la pression des lobbies

dimanche 27 mars 2016

Les oeufs de pâque !

Partant du simple principe fonctionnel de la physique que plus un aspirateur est puissant à retirer de la poussière plus il sera donc puissant à la rejeter... par derrière ! - Et oui car, à moins qu'il soit doté d'une bulle gonflable en guise de sac à poussière de taille monstrueuse il en rejettera exactement autant que ce qu'il en a avalé ! - D'où donc la supercherie du 'sac-à-poussière' au tissage nanoparticulatif qui serait d'en aller jusqu'à en retenir l'air qui passe ! (d'où l'image de montgolfière).
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Ainsi, la grille dite d'entrée ne va donc en retenir que les particules supérieures au format des trous et donc: en rejeter (fort, très fort, très très fort) les micro-particules qui vont donc se répandre loin, très loin, très très loin dans la pièce dite 'débarrassée de ses poussières' !!! HAHAHAHAHA !
Donc, dites-vous bien, que le SEUL véritable aspirateur à poussières (qui ne les redépose pas !) ne possède PAS DE 'SAC-A-POUSSIERES' mais dispose uniquement d'un tuyau d'évacuation (de plusieurs mètres) dont la sortie se situe donc à l'extérieur (par une porte ou fenêtre ouverte).
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Voir aussi:
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http://huemaurice5.blogspot.fr/2013/05/la-chasse-deau-pour-les-nuls.html
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si tenté peut-il y avoir des gens si idiots qu'ils n'en connaissent la vérité !
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Autre particularité de l'actualité de ces dernières années est 'la coloscopie' (qui se pratique sous anesthésie générale) ou, l''examen colorectal de détection d'un éventuel cancer de la prostate'. Examen qui soumet le patient (dénudé et penché en avant) à ce que l'on appelle peut-être vulgairement la 'sodomie' où, le médecin porteur d'un gant en caoutchouc, va introduire son index dans l'anus fermé de la victime qui n'a PAS DE CANCER et qui - par voie de conséquence - en aura un sitôt sorti de cet endroit que l'on nomme 'cabinet du docteur'. En aura un parce que, le fait d'introduire un doigt (aussi petit soit-il) dans l'anus: détruit irrémédiablement les polypes sur les tissus du côlon et donne donc naissance à un cancer !
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Mais là me direz-vous, pourquoi les personnes qui sont sodomisées n'ont-elles pas TOUTES des naissances de cancer ? Tout simplement que c'est parce que les hommes ont TOUS sodomisé (un jour ou l'autre) sa partenaire ! Et oui, il arrive que 'dans les chaleurs de la nuit' l'on confonde les trous ! Et là, pourtant, la femme n'a pourtant pas crié au secours ! Pourquoi donc ??! Parce que, une personne allongée sur le dos a son anus qui se dilate contrairement à une personne allongée sur le ventre ou debout penchée en avant !
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Ceci, les médecins le savent mais ne l'appliquent pas !!!
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Cette 'introduction au savoir pénêtrer' n'est pas à confondre avec la position assise de la personne qui défèque. Regardez la grosseur de ce qui est sorti et... regardez l'ouverture de votre anus ! Plutôt bizarre, non ? Et bien dans le 'comment ai-je pu faire çà', l'explication est identique à celle donnée aux femmes qui accouchent. Regardez la largeur des épaules de l'enfant qui vient de naître !!! et... comparez-là (de mémoire) avec l'orifice dont vous vous êtes servi pour l'inséminer !
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Donc, pareillement à l'accouchement, lors de la défécation, les 'tubes de sorties' diffèrent très momentanément pour se rétrécir et donc retrouvent leur position initiales quelques secondes plus tard.
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Voir aussi un thème sur l'hygiène hospitalière:
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jeudi 24 mars 2016

Chimie et bactéries pour la douceur de vivre …

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Quand Ajinomoto, après une longue période de collaboration, a racheté en 2000 à Monsanto les droits de commercialisation de l’aspartame cette compagnie multinationale est devenue leader mondial de la production de ce « sucre » artificiel qui est probablement l’additif alimentaire le plus controversé mais également le plus sûr en termes d’inocuité. Les détracteurs de l’aspartame n’ont en effet jamais pu prouver une quelconque nuisance de ce produit pour la santé. Ajinomoto est une entreprise qui développe des voies de synthèse chimique novatrices forte de son expérience dans la maîtrise des bactéries comme des auxiliaires bon marché. L’une des plus grandes réussites d’Ajinomoto est en effet la synthèse du glutamate à l’aide de Clostridium patiemment sélectionnés. La synthèse chimique de l’aspartame étant plutôt ardue Ajinomoto a mis au point une technique innovante impliquant une autre bactérie également sélectionnée selon des procédés tenus secrêts, un Bacillus thermoproteolyticus. La synthèse de l’aspartame fait maintenant appel à des enzymes dont l’activité est parfaitement contrôlée et qui permettent d’accéder à des processus de fabrication très rentables.
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Forte de son expérience en microbiologie, Ajinomoto a poursuivi ses recherches quand l’aspartame n’a plus été protégé par des brevets afin de découvrir et de mettre au point les procédés de production industrielle de nouveaux agents sucrants dont la structure rappelle celle de l’aspartame. L’aspartame présente un « pouvoir sucrant », c’est-à-dire la perception du gout sucré, 200 fois supérieur à celui du sucre de table, le saccharose issu de betteraves ou de cannes. En 1992, Ajinomoto mit au point la production du Neotame, un cousin germain de l’aspartame présentant un pouvoir sucrant 7000 fois supérieur à celui du sucre de table. Ce produit fut approuvé la même année par la FDA et l’EFSA, les deux principales agences responsables, si l’on peut dire les choses ainsi, de la santé des consommateurs. Le brevet concernant le neotame a expiré en 2015 mais pas de souci pour Ajinomoto puisque la société avait dans ses tiroirs l’Advantame, un autre dérivé de l’aspartame introduisant dans la molécule un dérivé de l’isovanilline.
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Il faut avouer que l’Advantame dont le pouvoir sucrant est 20000 fois supérieur à celui du sucre représente une immense avancée dans le domaine des « faux sucres ». Ce produit bat tous les records et comme ses proches, aspartame et neotame, il est parfaitement sain. Toutes les études réalisées ont montré qu’il ne perturbait pas le métabolisme et n’était pas carcinogène. Il a été approuvé par la FDA en 2014.
Advantame.svg.png
Entre l’aspartame et le l’Advantame le pouvoir sucrant est passé de 300 à 20000. En d’autres termes il est donc possible de réduire plus de 60 fois la quantité de produit ajouté à des milliers de produits alimentaires pour obtenir le même effet reléguant les saccharine, stevia et autre sucralose aux oubliettes économiques. Le marché des agents sucrants se chiffre en dizaines de milliers de tonnes et milliards de dollars (difficile de trouver des statistiques précises) et on ne peut que constater qu’Ajinomoto a assuré d’ors et déjà sa position de leader mondial dans ce domaine tout en douceur …
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Illustrations : aspartame et Advantame
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https://jacqueshenry.wordpress.com/2016/03/24/chimie-et-bacteries-pour-la-douceur-de-vivre/

mercredi 23 mars 2016

Les créations de Nikola Tesla

https://www.youtube.com/watch?v=STIpUmm8V-A#t=94

Anormalités normalisées !


"Bien qu'après 'les dégâts collatéraux' en pays étrangers il y en aient eu d'autres en 'pays amis', la monstruosité des assassinats ne change pas ! Des milliers d'enfants, de femmes et d'hommes sont morts ou blessés grièvement sans secours appropriés tandis que les rescapés, ces 'privilégiés' qui ne peuvent que réclamer vengeance se voient donc offrir un aller simple vers les pays lâches et ennemis". Telles sont les actualités du jour qu'il faut tenter de comprendre devant cette omerta journalistique qui oubli lors des débats suite à des attentats (à ne pas confondre avec des bombes intransportables par des piétons qui sont larguées en 'pays étrangers' - donc ennemis ? -) de parler du nombre de morts qu'on fait des assassins pour s'emparer de leurs biens !
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Ainsi, les mortes et les morts à l'étranger seraient-ils considérés comme des merdes dont on ne s'occupe sinon de marcher dedans tandis que 'les victimes innocentes et autochtones' auraient un prix différents comme une appellation AOC dont on se devrait de défendre face à la concurrence étrangère !
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Rendez-vous compte qu'une poignée de victimes seraient plus importantes - aux vues des espaces occupés dans les merdias - que des millions de morts dans 'un pays lointain' !
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Après des années de silence sur les bombardements, les cris et les appels au secours, voici qu'arrivent 'la minute' de silence (proportionnelle au nombre de victimes ?)
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Rappelez-vous des images d'israeliens dansant sur une camionnette lors du 11 Septembre après la destruction gratos des tours Sylverstein au WTC de N-Y !

mardi 22 mars 2016

Un nouveau vaccin contre la dengue pour très bientôt …

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Depuis l’épidémie de Zika l’attention a redoublé en ce qui concerne la dengue, une fièvre hémorragique provoquée par un virus très proche de celui du Zika. Les méthodologies adoptées pour parvenir à la mise au point d’un vaccin ont été différentes selon les laboratoires impliqués dans ces travaux. Par exemple Sanofi a choisi d’utiliser le virus de la fièvre jaune génétiquement atténué et modifié pour qu’il exprime les 4 principaux antigènes du virus de la dengue, nous y reviendrons. Il existe en effet 4 sérotypes de ce virus à ARN et le côté vicieux de cet agent pathogène est que si on est réinfecté par un virus de l’un des autres types le système immunitaire se retrouve leurré et il y a alors aggravation de la maladie. Les anticorps apparus lors d’une primo-infection sont incapables de neutraliser le virus d’un autre type et comme ils sont reconnus par les monocytes et les macrophages comme étant authentiques, la situation se dégrade rapidement et l’organisme perd tout moyen de défense. Ce pouvoir diabolique du virus de la dengue fait qu’un vaccin doit obligatoirement être tétravalent, situation qui complique singulièrement le problème.
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Sanofi a donc choisi la stratégie du virus vecteur atténué de la fièvre jaune exprimant les 4 antigènes de celui de la dengue. Les résultats maintenant en phase trois pour homologation n’ont pas été à 100 % satisfaisants. Le taux d’immunisation n’a atteint au maximum et globalement que 60,8 % après des dizaines de milliers de « vaccinations expérimentales » tant au Mexique qu’aux Philippines ou encore en Thaïlande. De plus les sujets « naïfs » c’est-à-dire n’ayant jamais été en contact avec un des 4 sérotypes du virus n’ont pas été immunisés de manière satisfaisante. La raison en est simple : l’immunité n’est pas parfaite dans le temps et les sujets ayant participé aux essais cliniques et ayant déjà connu un épisode de dengue voyaient leur immunité renforcée alors que ce n’était pas le cas avec les sujets « naïfs ». Enfin, l’un des aspects controversés de ces essais cliniques à grande échelle est l’absence de contrôle strict d’une nouvelle infection par l’un ou l’autre des types de virus puisqu’en réalité les individus ayant participé aux essais étaient livrés à la nature c’est-à-dire à une nouvelle infection après piqûre par un moustique. Le suivi sérologique ne pouvait qu’être aléatoire sinon impossible.
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La stratégie choisie par l’école de médecine de la Johns Hopkins University en liaison avec le NIH a été toute autre. Dans un premier temps un virus de la dengue atténué a été mis au point. Cette forme atténuée appelée rDEN2Δ30 ne présente aucun des symptômes pathologiques de la fièvre mais il est néanmoins infectieux, c’est-à-dire qu’il peut se multiplier sans perturber la santé des individus ultérieurement choisis pour les essais cliniques et on peut le dénombrer dans le sang. Dans un deuxième temps un virus atténué de la dengue proche du rDEN2Δ30, modifié génétiquement afin d’exprimer les 4 antigènes correspondant aux 4 sérotypes viraux, a été mis au point dans le but d’immuniser expérimentalement ces volontaires. Quarante personnes toutes « naïves » ont été sélectionnées et la moitié d’entre elles a reçu un placebo alors que l’autre moitié recevait le virus atténué et génétiquement modifié appelé TV003. Six mois plus tard tous les sujets reçurent en injection hypodermique 1000 particules virales du virus expérimental rDEN2Δ30 issu d’une souche isolée à Tonga dans le Pacifique Sud.
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Les résultats ont été on ne peut plus clairs : les 20 participants ayant reçu le placebo ont tous souffert de démangeaisons et de rougeurs bénignes, certes, mais manifestant la présence du virus atténué et sa multiplication mais sans autre complication. Aucun des 20 autres participants ayant reçu le vaccin expérimental ne manifestèrent de tels symptômes. Ces observations furent corroborées par la recherche de virus et des anticorps circulants dans le sang. La compétition s’annonce donc sévère entre grands groupes pharmaceutiques, le procédé de préparation du virus modifié ayant été breveté par le NIH (National Institutes of Allergy and Infectious Diseases) conjointement avec la Johns Hopkins. L’équipe universitaire, forte de ces résultats spectaculaires a immédiatement appliqué sa stratégie pour la mise au point d’un vaccin contre le virus Zika, également un flavivirus proche de celui de la dengue.
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Source : DOI: 10.1126/scitranslmed.aaf1517 , illustration Wikipedia
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https://jacqueshenry.wordpress.com/2016/03/22/un-nouveau-vaccin-contre-la-dengue-pour-tres-bientot/

lundi 21 mars 2016

Mise en garde du juge Jeanine pour le GOP: "votre mépris de la volonté du peuple américain est ahurissante ; Soyez très prudent »

Soumis par Tyler Durden le 21/03/2016 09:38 -0400
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Il y a deux semaines juge Jeannine Pirro a frappé hors de l'approximatif avec son monologue étonnamment franc et honnête qu' « il y a une insurrection à venir » et que « le peuple américain est malade et fatigué du capitalisme. »
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Du jour au lendemain, elle a suivi avec un autre harangue frappante, ce temps à expliquer pourquoi mantra du parti républicain est soudainement devenu « Donald Trump doit être arrêté ». Pourquoi ? » demande-t-elle rhétoriquement: "pourquoi les républicains seraient d'essayer de saboter leur propre avant-coureur et risquer un démocrate remporte la Maison Blanche ?" Sa réponse, qui est absolument précise: "la Constitution républicaine, élus et chefs de partis est au lit avec les démocrates !"
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Elle a expliqué :
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"Si Hillary remporte, rien n'est perdu pour eux, c'est des affaires comme d'habitude. Les lobbyistes gardent leurs bureaux sur K Street, les sociétés pharmaceutiques continuent à payer, les syndicats continuent à ajouter à leurs pensions et les législateurs ont leurs pots-de-vin pour leur réélection – je veux dire des contributions – tout en nous le sous-prolétariat travaille sur deux ou trois emplois et accumule une dette sur nos enfants et nos petits-enfants qui auront à payer pendant des générations ! "
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Au lieu de soutenir Trump – "le gars qui continue de gagner" – chefs de parti ont parlé sur la création d'un soi-disant "ticket unité" d'autres candidats pour s'assurer qu'il ne gagne pas," a déclaré le juge Jeanine. «Pour vous faire peur en soumission, ils prédisent Trump ne peut pas gagner les élections. "
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C'est parce que "parti anciens sont pétrifiés de Trump," juge Jeanine a expliqué. «L'homme est redevable à personne. Il gagne, et c'est game over pour l'élite."
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Son dernier clip (voir sur site) :
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Et la transcription complète:
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Ainsi, vous n'aimez pas Donald Trump. Vous allez créer un « ticket de l'unité » des autres candidats pour s'assurer qu'il ne gagne pas.
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Répéter ? Vous voulez arrêter un des plus grands vote-getters dans l'histoire principale de votre propre parti républicain ?
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Pourtant, « Donald Trump doit être arrêté » est le mantra du parti républicain ! Hey, je n'aimais toujours mon choix pour le Président, mais j'ai généralement soutenu que lui.
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Bien que Trump est un homme de race blanche sinon ils l'auraient accusé d'être raciste, et chanceux que Trump n'est pas gay sinon le parti républicain serait accusé d'être homophobe.
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Alors laissez-moi voir si je le comprends. Le mec qui continue de gagner, malgré son être appelé misogyne, raciste et un xénophobe, qui a plus de 50 % des délégués, avec la même autant que 17 autres républicains lors de ces primaires et mission du parti républicain est pour bloquer la nomination de Trump ?
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Que fumer-vous les gars ?
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Bon, vous aimez Ted Cruz. Bon pour vous. Mais il a besoin de gagner 80 % des délégués républicains restants. Gardez vous de rêver les gars – il ne va pas se produire.
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John Kasich. Gars sympa. Absolument aucun chemin d'accès à la nomination.
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Pour vous faire peur en soumission, ils prédisent que Trump ne peut pas gagner les élections générales. Si non, prier dire pourquoi il continue à gagner aux primaires et attirant des foules que nous n'avons jamais vu dans l'histoire américaine primaire ?
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Une amorce de note d'élection : Trump a déjà 678 délégués. Il a besoin de 1237 à gagner. Il a remporté 6 primaires ouverts fermés et 13 et caucus – un où indépendants et démocrates ou indépendants justes votent. Pourquoi est-ce important ?
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Il vous dit de Trump, en plus de remporter la base, lance un appel aux démocrates et indépendants aussi bien. Qui augure mal pour les élections générales, en particulier contre un politicien de la mise en place la plupart considèrent pas digne de confiance et malhonnête.
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Ils disent qu'il est source de division. Pourtant, le pillage et la combustion et des émeutes à Ferguson est arrivé bien avant Trump ! Black vit ailleurs, occupent Wall Street, moveon.org – tous devant trump. Le chant 'ce que voulons-nous – flics morts, quand voulons-nous – maintenant', tous devant Trump.
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Il est étonnant, que les républicains complotent contre leurs propres favoris !
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Si l'établissement avait exercé cette énergie pour obtenir des voix évangélique à Romney en 2012 il pourrait avoir gagné ! Mais là encore, ce n'était pas si important car soit ailleurs, chacune des parties la gagne de création – leurs emplois, leurs bureaux, leurs modes de vie intacts – alors qu'ils continuent sur leur tapis roulant de DC argent et le pouvoir.
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Les anciens du parti sont pétrifiés de Trump. L'homme est redevable à personne. Il gagne et c'est game over pour l'élite. Avec Hillary, le jeu continue.
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Heads-up, Washington. Nous ne sommes pas à votre écoute plus parce qu'on a marre. Vous n'avez pas fixé une saloperie. Nous ne pouvons pas considérer plus : les mensonges, la corruption, la dette, les impôts, l'invasion, les cadeaux, le manque de responsabilisation, les villes de refuge, les religions contraints de violer leur propre foi, en fournissant le contrôle des naissances et abortifacts à l'autel de l'Obamacare et votre disant une chose et faire une autre.
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Les jeux de patronage et de la tour gratuit sur notre dos sont plus. Vous n'écoutez pas. Pour nous, il n'est pas seulement une élection – c'est la sélection des juges de la Cour suprême et la direction de que notre pays prend des générations.
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Nous ne voulons rien de plus que ce que nos pères fondateurs destiné. La pente glissante dans le socialisme ne fonctionne pas pour nous. Nous voulons une Amérique où les forces de l'ordre, les militaires et nos alliés ne sont pas l'ennemi.
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Garçons, votre arrogance est étonnante. Et votre condescendance et mépris de la volonté du peuple américain est ahurissant et penser à un autre moment de notre histoire.
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Dès le début, nous savions que ce serait une révolution politique. Être prudents garçons, soyez très, très prudent. Vous ne voulez pas faire un autre type de révolution.
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dimanche 20 mars 2016

Crise climatique : le Soleil refroidit ?

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La centrale solaire d’Ivanpah est l’image même de la démesure catastrophique des énergies vertes ou renouvelables. Elle a coûté au contribuable américain la coquette somme de 2,2 milliards de dollars. elle comprend trois tours de 140 mètres au sommet desquelles se trouvent les chaudières qui produisent de la vapeur à 550 degrés qui est envoyée vers les turbines. En sortie de turbine la vapeur est refroidie à l’aide d’échangeurs eau-air. L’installation comprend 170000 miroirs de 7 m2 répartis sur 15 hectares chacun pilotés par un ordinateur pour focaliser le rayonnement solaire vers les fours. Cette installation a été réalisée dans le désert de Mojave, à 50 kilomètres au sud de Las Vegas par la société d’ingénierie Bechtel. Les équipement spécifiquement utilisés pour la production d’électricité ont été construits et installés par Siemens.
Voilà pour la fiche technique de cette installation monstrueuse de 392 mégawatts de puissance nominale qui appartient à la société BrightSource Energy. L’électricité est revendue à la société Pacific Gas & Electric (PGE) dans le cadre d’un contrat sur le long terme. Le fonctionnement requiert de brûler du gaz naturel chaque matin pour minimiser le délai de montée en puissance de l’installation, ce n’est donc pas tout à fait écologique comme on peut le constater. D’autre part, les sociétés locales de conservation de la faune ont déploré la mort de 28000 oiseaux sédentaires ou migrateurs depuis que l’installation est opérationnelle, c’est-à-dire en seulement deux ans. Les oiseaux sont attirés par les insectes eux-mêmes attirés par la lumière émise par les fours et passant près du sommet des tours se font littéralement griller par le rayonnement lumineux concentré par les miroirs. Ça fait combien d’oiseaux par mégawatt produit morts sur l’autel de l’Eglise de Scientologie Climatique ?
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Le gros souci avec cette installation mirifique devant résoudre tous les problèmes environnementaux chers aux écologistes est qu’elle n’est jamais arrivée à remplir le contrat passé avec PGE. Si le rendement thermique des turbines est satisfaisant, le gros problème est que le Soleil ne brille pas la nuit comme chacun sait. Bien qu’étant située en plein milieu du désert, le taux de charge net n’a jamais dépassé 28 % de la puissance nominale. Selon le Wall Street Journal PGE a mis en demeure BrightSource Energy afin de satisfaire les termes du contrat en procédant aux améliorations nécessaires. Dans le cas où d’ici une année le contrat n’était toujours pas respecté, la centrale d’Ivanpah serait alors définitivement fermée ! Mais la question soulevée par certains analystes critiques dont les journalistes du Wall Street Journal, quotidien qui n’est pas particulièrement tendre avec les énergies dites « vertes », serait que le Soleil se refroidit et que la poussière déposée sur les miroirs réduirait également l’énergie atteignant les fours.
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On peut trouver un début de commencement d’explication en examinant le cycle solaire 24 qui se termine. Il n’était déjà pas très « brillant », sans jeu de mot, par rapport au précédent et comme la différence entre le maximum d’un cycle solaire et son minimum est d’environ 3 watts par m2 en terme d’irradiance au sol, il y a donc une « perte » de 3,6 mégawatts, en gros 1 % de la puissance nominale de l’installation d’Ivanpah, qui n’a pas été prise en compte ni par Bechtel ni par Siemens avant 2014, date de mise en fonctionnement de cette installation.
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Mais c’est bien sûr ! L’activité solaire ne varie jamais puisque le Soleil n’a aucune influence sur le climat selon l’IPCC. Voilà une belle démonstration du fiasco retentissant des énergies renouvelables … Entre les moulins à vent et les miroirs solaires il ne restera bientôt plus beaucoup d’oiseaux sur Terre, mais heureusement le climat sera sauvé.
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Source : Wall Street Journal, Market Watch et G. Kopp, spot.colorado.edu/-koppg/TSI/TSI_Composite.jpg
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https://jacqueshenry.wordpress.com/2016/03/20/crise-climatique-le-soleil-refroidit/

samedi 19 mars 2016

Un enzyme qui dégrade le PET (polyéthylène-téréphtalate)

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Les matières plastiques en tous genres ont inondé nos vies quotidiennes, depuis les touches des claviers d’ordinateurs jusqu’aux bouteilles d’eau minérale en passant par les jouets, le mobilier ou encore les chaussures et les vêtements. Rien que pour le polyéthylène-téréphtalate, plus connu sous l’abréviation de PET, une matière plastique transparente constituant les bouteilles de boissons variées, la production annuelle mondiale était de 56 millions de tonnes en 2013, dont 60 % utilisés pour les fibres textiles, par exemple le Dacron, et le reste pour les emballages. Les monomères du PET sont issus directement du pétrole. Il s’agit de l’acide téréphtalique et de l’éthylène-glycol. Le PET est inerte et jusqu’à récemment il n’était pas considéré comme biodégradable. Des petits curieux avaient bien noté quelques dégradations ici ou là, dans les creux humides des centre de retraitement des matières plastiques, mais jamais personne ne s’était sérieusement penché sur les populations bactériennes susceptibles de dégrader ces produits envahissants. C’est ce à quoi s’est intéressée une équipe de biologistes de l’Institut de Technologie de Kyoto et de la Keio University à Yokohama.
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Il y a en effet un immense enjeu économique et environnemental s’il existe des activités enzymatiques capables de dégrader le PET pour le recycler car traiter des résidus de matières plastiques dans un fermenteur avec des bactéries ou éventuellement avec des enzymes produits par sur-expression avec des bactéries ou des levures comme il en existe pour les lessives, certaines synthèses chimiques ou encore dans l’industrie textile est beaucoup plus rentable industriellement que de traiter des matières plastiques chimiquement ou encore à l’aide de canons à électrons.
L’équipe dirigée par le Docteur Kenji Miyamoto a donc suivi le chemin d’investigation classique en allant dans un premier temps collecter quelques 250 échantillons dans un centre de traitement des matières plastiques situé près d’Osaka. Une mixture bactérienne s’est révélée capable de pousser sur des films de PET dans un milieu de culture contenant essentiellement des sels minéraux et quelques vitamines.
La deuxième étape a consisté à isoler la bactérie capable de pousser sur ces films de PET et de la caractériser en détail. Elle a été nommée Ideonella sakaiensis car elle fait partie de la famille des « Ideonelleae ». Les toutes premières investigations ont montré que cette bactérie semblait, à l’aide de petits filaments (indiqués par des flèches dans l’illustration), excréter quelque chose sur le film de PET, probablement des enzymes capables de dégrader ce substrat carboné, le seul présent dans le milieu de culture.
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L’étape suivante a donc tout naturellement conduit à la caractérisation des gènes de la bactérie qui étaient exprimés en présence de PET puis de sur-exprimer le produit de ces gènes dans des bactéries adéquates afin d’en étudier les propriétés et reconstituer le schéma de dégradation du PET. Et ça se passe ainsi :
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PETase est un enzyme qui hydrolyse le PET en fragments dont le MHET (monohydroxy-ethyl téréphtalate) qui va à son tour être coupé en téréphtalate et éthylène-glycol. Comme tout se passe en dehors de la bactérie, celle-ci a mis au point un système lui permettant de « pomper » ces deux molécules chimiques qui vont lui servir d’aliment carboné comme le gazcarbonique atmosphérique sert d’aliment aux plantes et au plancton. Finalement la bactérie dispose d’un équipement enzymatique interne qui va conduire à l’acide protocatechuique facilement assimilé pour le métabolisme basal.
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L’étape finale de ce travail remarquable a consisté à ajouter directement l’enzyme PETase à des films de PET et le résultat – une dégradation de ces films – a permis de vérifier qu’on n’avait pas besoin de la bactérie pour procéder à la dégradation de cette matière plastique en ses constituants initiaux.
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À n’en pas douter ces travaux vont conduire à des applications industrielles pour dégrader le PET dans des conditions infiniment moins coûteuses en énergie que les techniques chimiques et physiques actuellement utilisées à petite échelle en raison de leur prix. On peut imaginer des fermenteurs de plusieurs centaines de milliers de litres dans lesquels une solution enzymatique réduira le PET en ses constituants initiaux qu’on pourra récupérer et repolymériser avec les catalyseurs adéquats. Cependant il ne faut pas oublier que la majeure partie du PET (plus de 50 %) est recyclée sous forme de fibres de mauvaise qualité qui servent notamment à fabriquer des revêtements de sol ou des vêtements particuliers comme les « polaires ». Il faut souhaiter un grand avenir à ces travaux innovants qui conjuguent les techniques les plus modernes de la biologie pour aboutir à une application industrielle respectueuse de l’environnement ….
Source : Science, DOI : 10.1126/science.aad6359 , article aimablement communiqué par le Docteur Kenji Miyamoto que je tiens à la disposition de mes lecteurs.
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https://jacqueshenry.wordpress.com/2016/03/19/un-enzyme-qui-degrade-le-pet-polyethylene-terephtalate/

jeudi 17 mars 2016

Conduire une Tesla à Singapour coûte $11.000 de taxes environnementales

16 mars 2016
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A Singapour, conduire une Tesla coûte très cher, non seulement parce que vous devez importer la voiture, mais aussi parce qu’il existe une taxe d’émissions importante associée à chaque véhicule. Le Land Transport Authority de Singapour réclame US$11.000 (9.730,73€) pour les émissions de gazcarbonique .
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Comment l’expliquer, alors que les voitures électriques n’émettent pas de gazcarbonique ?
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Lorsqu’Elon Musk a commencé à développer les véhicules électriques Tesla, il espérait réduire le taux de monoxyde de carbone à grande échelle. Une des conséquences aurait dû être la réduction des taxes environnementales, parce que les véhicules électriques ne produisent pas de gaz carbonique -du moins, pas directement.
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Mais apparemment, à Singapour, les véhicules sont testés pour voir combien d’électricité ils consomment lorsqu’ils chargent, et comment ils l’utilisent. Cette consommation est ensuite convertie par rapport aux émissions de carbone nécessaires pour produire l’électricité. Dans le cas de la Tesla S, il a été calculé qu’elle produisait 222g/km de gazcarbonique, ce qui la fait passer dans la catégorie des véhicules passibles d’une taxe d’émissions de $11.000.
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Des taxes qui dissuadent d’acquérir des véhicules électriques
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Mais certaines voitures entrent dans des catégories encore plus onéreuses. Les taxes pour la BMW i8 hybride se montent à $21.500, à cause de ses émissions indirectes plus élevées.
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Avec le temps, les règles mondiales concernant la taxation des véhicules électriques vont certainement changer. La façon de calculer les émissions à Singapour est logique, mais elle ne permet malheureusement qu’aux plus riches de posséder une voiture électrique.
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Nucléaire de 4e génération c’est chose faite en Chine

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Alors qu’EDF n’en finit pas de chercher une solution pour le financement du projet Hinkley Point C en Grande-Bretagne consistant en un EPR pour le moment et peut-être un deuxième EPR et que la même compagnie doit également trouver un autre financement, certes moindre mais tout de même également conséquent, pour racheter la division NP d’Areva, on se demande comment le fleuron énergétique français va pouvoir survivre à toutes ces ponctions. Faire appel aux investisseurs ? Pas question d’autant plus qu’EDF a été exclu du CAC40 en raison de la dépréciation du cours de l’action et que les investisseurs ne se précipiteront certainement pas pour investir dans une entreprise détenue à 80 % par l’Etat français qui ne brille pas par ses qualités de gestionnaire. Augmenter le prix du kW, pas question non plus puisque ce prix est décidé par les ronds de cuir qui sévissent autour des jupons de Ségolène. Parallèlement EDF doit acheter, selon la loi, des kW « renouvelables » hors de prix et les revendre à perte. Le cocktail est tellement défavorable que n’importe quel analyste spécialiste du secteur de l’énergie (dont je ne fais pas partie) peut émettre de sérieux doutes sur la viabilité financière de cette entreprise. Il reste naturellement les contribuables et les factures d’électricité … Au final de sont donc bien Monsieur et Madame Michu qui paieront la gestion étatique catastrophique tant d’EDF que d’Areva.
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Force est de constater que la France est maintenant en retard d’une génération, on peut même dire de deux générations, dans le domaine de l’électronucléaire et ce sont les Chinois et les Russes qui ont pris une avance indéniable. La Russie, comme je me suis plu à le rappeler dans ce blog, est le seul pays au monde à développer les surrégénérateurs refroidis avec du sodium, type Super-Phénix, une technologie lamentablement abandonnée par le gouvernement Jospin, mais ce n’est pas tout. La Chine termine la construction de deux unités jumelles pilotes du vrai réacteur nucléaire de quatrième génération, le surrégénérateur à haute température (HTR) avec refroidissement par de l’hélium directement couplé à une turbine fonctionnant selon le type dit de Brayton (voir le lien). Ce type de réacteur pourra « brûler » aussi bien de l’uranium-238 que du thorium et ne s’embarrassera pas des actinides que ne peut pas gérer un réacteur à eau pressurisée comme un EPR car ils seront également fissionnés et serviront de combustible.
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Ce type de réacteur présente deux particularités qui constituent des avantages considérables en regard de la complexité de fonctionnement des réacteurs à eau pressurisée. Il n’est pas nécessaire de l’arrêter tous les deux ans pour rechargement avec du combustible neuf. Les modélisations ont montré que ce type d’installation à neutrons rapides peut fonctionner au moins dix ans sans rechargement. De plus le rendement énergétique est considérablement amélioré par rapport à un réacteur de type EPR car le gaz de refroidissement sort du réacteur à la température de 850 degrés. En vertu du principe de Carnot également appelé deuxième principe de la thermodynamique le rendement de la machine tournante permettant de produire in fine de l’électricité est proportionnel à la différence de température entre le fluide entrant et le fluide sortant. Cependant dans une installation mettant en jeu une turbine en circuit fermé type Brayton, ce rendement énergétique est encore amélioré et atteint aisément celui des centrales électriques à gaz naturel, soit environ 60 %, ce qui n’a rien à voir avec le mirifique rendement promis pour un EPR d’environ 37 % si ma mémoire ne me fait pas trop défaut.
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Le schéma ci-dessous (Wikipedia) illustre clairement comment fonctionnera une telle installation et il va sans dire que les deux unités de démonstration d’une puissance totale de 210 MW électriques actionnant une seule turbine à gaz en cours de construction sur le site de Shidaowan dans la province de Shandong vont rester dans l’histoire de l’évolution de l’électronucléaire car il s’agit d’une avancée technologique considérable.
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Comme on peut le constater dans la partie droite de l’illustration il s’agit d’un circuit fermé. Deux compresseurs couplés à la turbine renvoient le gaz sous pression et refroidi par deux échangeurs de chaleur vers le réacteur. Il ne s’agit plus d’une application directe du fameux principe de Carnot mais d’une amélioration de ce dernier à l’aide de compresseurs qui divertissent une partie de l’énergie fournie par la turbine pour compresser le fluide, ici de l’hélium qui sera chauffé par le réacteur. Contre-intuitivement ce type d’installation atteint des rendements idéaux tout en maintenant le fluide caloporteur en circuit fermé, ce que requiert un réacteur nucléaire pour éviter tout contamination externe. Le choix de l’hélium qui est un très mauvais capteur de neutrons (contrairement à l’eau) permet de mettre en place ce concept thermodynamique.
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On ne peut que constater que la Chine a maintenant une « génération » d’avance dans le domaine du nucléaire civil. Pour preuve un deuxième projet vient de passer avec succès les qualifications préliminaires. Il s’agit de deux installations de 600 MW comportant chacune trois unités de 200 MW et trois turbines Brayton dont la construction a été décidée sur le site de Ruijin dans la province du Jiangxi et programmée pour être couplée au réseau électrique dans le courant de l’année 2021. Ce développement de l’énergie nucléaire de quatrième génération en Chine est le fruit d’une étroite collaboration entre la China Nuclear Engineering Company et l’Université de Tsinghua qui concentre la fine fleur des ingénieurs spécialisés dans ce domaine. CNEC bénéficie d’une grande indépendance vis-à-vis du gouvernement central chinois qui lui a confié le soin de résoudre les problèmes énergétiques du pays en se focalisant sur ces énergies nouvelles qui n’ont rien à voir avec les moulins à vent ou les panneaux solaires.
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On ne peut donc que constater avec amertume que la France, encore leader mondial dans le domaine du nucléaire il y a 20 ans, a détruit son tissu industriel en raison d’une gestion étatique déplorable et sans aucune espèce de vision prospective, la recherche et le développement dans ce domaine crucial pour les générations futures ayant tout simplement été oblitérés par des décisions irrationnelles de nature politicienne. C’est un désastre annoncé depuis longtemps et confirmé par l’avènement de ces énergies dites renouvelables imposées par les mouvements « verts » qui aggravent la situation financière d’EDF et la prive de toute latitude pour s’orienter vers l’avenir. À en pleurer !
Source : World Nuclear Association, illustration : cuve du réacteur de Shidaowan, 25 mètres de haut et 700 tonnes, source China Huaneng.
Et aussi : https://en.wikipedia.org/wiki/Closed-cycle_gas_turbine
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https://jacqueshenry.wordpress.com/2016/03/17/nucleaire-de-4e-generation-cest-chose-faite-en-chine/

mercredi 16 mars 2016

Crise climatique : avec le riz la situation devient sérieuse !

le 16 mars 2016
par jacqueshenry
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La théorie de l’effet de serre des gaz nocifs émis par l’activité humaine, gazcarbonique, méthane, oxydes d’azote et autres dérivés chlorés a encore de beaux jours devant elle. Il ne se passe pas un jour sans que cette théorie qui n’a encore jamais été prouvée et qui ne le sera jamais puisqu’elle est en contradiction avec des lois fondamentales de la physique soit invoquée pour expliquer le « réchauffement du climat » qui tarde un peu trop à venir depuis maintenant 20 ans. Tous les climatologues, petits et grands, qui survivent grâce à la manne abondante qui leur est attribuée pour consolider la propagande onusienne du « réchauffement » n’en finissent pas de trouver des arguments, car il « faut » que ça se réchauffe.
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Selon un article paru dans le journal Nature (voir le DOI), une revue scientifique dont j’ai dénoncé à plusieurs reprises l’orientation tendancieuse qui n’a plus rien à voir avec l’honnêteté scientifique, ce sont maintenant les rizières d’Asie qui sont à incriminer car leur contribution dans l’effet de serre global est immense et dommageable pour le climat de la planète. Selon cette étude l’absorption du gazcarbonique atmosphérique par le riz lors du processus de photosynthèse n’est pas suffisante pour contrecarrer les émissions d’oxydes d’azote provoquées par les engrais chimiques et de méthane produit par les fermentations anaérobies dans les rizières. Il va sans dire que les Chinois, les Japonais, les Thaïlandais, les Indonésiens, les Malais et bien d’autres vont apprécier ces allégations encore une fois basées sur des modélisations hasardeuses. Le modèle utilisé en arrive à la conclusion que dans 100 ans la Terre ressemblera à une fournaise si tous les mangeurs de riz continuent à produire cette céréale hautement dangereuse pour l’humanité toute entière.
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Je n’ai pas voulu payer 30 euros pour acheter cet article ni importuner mes anciens collègues pour m’en procurer un reprint électronique car cela n’en valait pas la peine. Mais on comprend dans quelle désespérance se trouvent maintenant ces pseudo-scientifiques piégés dans leurs propres mensonges. Ils ont osé publier un article torchon dans une des revues scientifiques les plus prestigieuses pour culpabiliser près de la moitié de la population de la planète ! C’est un véritable scandale que je tiens à dénoncer ici véhémentement …
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mardi 15 mars 2016

Violences contre les femmes: le choc des chiffres

https://www.youtube.com/watch?v=uZYXEXb99Zs#t=30

Vert comme le nucléaire !

le 15 mars 2016 dans Environnement
Par Michel Gay et Jean-Luc Salanave
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Nos réacteurs nucléaires actuels, bien que sophistiqués, sont aussi naturels que des capteurs PV ou des éoliennes.
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Une partie des écologistes(1) s’est longtemps opposée à l’énergie nucléaire, lui préférant le vent et le soleil, suivant le principe que « vert » signifie avant tout « naturel », sans vraiment chercher à savoir ce que recouvrent ces termes.
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Par exemple, le terme « vert » est utilisé en France depuis août 2015 pour nommer la « loi de transition énergétique pour une croissance verte ». Mais quelles énergies se cachent donc derrière l’adjectif « vert » ?
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Le solaire et l’éolien sont souvent les premiers cités en oubliant que l’hydraulique ou la biomasse les devancent largement, en France et dans le monde. Les panneaux photovoltaïques (PV) et les éoliennes qui fleurissent dans nos paysages ne sont pourtant pas naturels.
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Assimiler vert et naturel n’est donc pas suffisant pour guider les choix de la transition énergétique. L’énergie nucléaire est aussi sans conteste naturelle. Elle est même bien répandue sur terre (la radioactivité est largement responsable de la géothermie de notre planète) et dans l’univers où elle fait briller les étoiles. Des réacteurs nucléaires naturels ont même existé spontanément sur terre, il y a deux milliards d’années à Oklo au Gabon, et la nature a géré seule les déchets radioactifs, sans conséquence pour l’humanité.
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Nos réacteurs nucléaires actuels, bien que sophistiqués, sont aussi naturels que des capteurs PV ou des éoliennes.
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Tsunami à Fukushima
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Ce qui est naturel ne serait donc pas toujours si « vert ». La catastrophe naturelle du tsunami de Fukushima a fait 20.000 morts et a provoqué un grave accident à la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi. Cet accident n’a fait aucune victime due à la radioactivité et n’en fera sans doute pas selon les dernières études.
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Le risque est, lui aussi, naturel et les activités domestiques sont, par exemple, responsables de plus de 10.000 morts par an en France. Cependant, selon l’académie de médecine, « la filière nucléaire s’avère avoir le plus faible impact sur la santé par kWh produit, par rapport aux filières utilisant des combustibles fossiles, biomasse ou l’incinération des déchets ».
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L’éolien et le PV nécessitant des centrales thermiques fossiles pour assurer la permanence de la production, il faut aussi compter les accidents sur la santé de ces filières pour livrer une information complète et juste.
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Cependant, l’énergie nucléaire a été tenue à l’écart des énergies vertes par des écologistes antinucléaires œuvrant en Europe. Ces « pseudo-écologistes » recherchent le paradis perdu et se nourrissent en partie de l’insatisfaction consumériste qui éloignerait les hommes de Mère Nature. Ils ont une vision de l’avenir inspirée par le passé (le retour à la nature de nos ancêtres), et ils rejettent le progrès scientifique et technique, dont l’industrie nucléaire est un symbole par sa complexité.
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Pourtant, l’écologie n’appartient pas à un parti politique antinucléaire. Elle n’est ni de droite ni de gauche. Elle est devenue un enjeu pour l’humanité, à la fois culturel, sociétal, politique et économique. L’écologie est désormais utilisée pour donner un avenir durable à l’homme.
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Le temps est donc venu d’associer sans hypocrisie l’écologie au progrès technique dans un monde aux ressources limitées, à la démographie croissante et face aux risques environnementaux. Alors seulement il sera possible de faire émerger le meilleur compromis écologique et énergétique en vue d’améliorer la vie sur terre. Cette vision impose une éthique de responsabilité pour guider nos choix, notamment en matière de production d’énergie nécessaire au développement de l’humanité.
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La peur est mauvaise conseillère pour établir le futur paysage énergétique durable, propre et équitable que nous voulons tous laisser à nos enfants. Aujourd’hui, de nombreux citoyens discrets incluant une partie de la jeune génération pensent déjà que vert rime avec nucléaire.
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Ainsi, tout ce qui est durable vis-à-vis de la consommation des ressources naturelles pourrait être considéré comme vert. Une production verte doit laisser peu de déchets et leur gestion doit être respectueuse de l’environnement.
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Le problème de l’éolien
Or, le nucléaire nécessite huit fois moins de béton et quatre fois moins d’acier que les éoliennes pour produire la même énergie(2) pendant leur durée de vie respective (25 ans pour les éoliennes et 60 ans pour l’EPR) et rejette peu de déchets. Le volume total représente une canette de boisson par an et par Français, et 90% de ces déchets sont déjà définitivement stockés.
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Le volume des seuls déchets radioactifs de haute et moyenne activité représente seulement quelques grammes par an et par Français. Même dilués dans du verre et recouverts d’acier et de béton, leur volume ne représente chaque année que l’équivalent d’un dé à coudre par Français (700m3), soit au total le volume d’une maison particulière avec un étage. C’est un million de fois moins que nos autres déchets industriels et ménagers.
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Leur gestion sûre et pérenne est démontrée internationalement, malgré l’agitation régulière d’épouvantails par des activistes antinucléaires qui affirment le contraire. Ces déchets confinés n’apportent et n’apporteront jamais aucune nuisance. Ils ne perturberont aucunement les équilibres planétaires, la terre étant des millions de fois naturellement plus radioactive.
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La conscience écologique populaire associe souvent « vert » à ce qui est recyclable.
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Or l’énergie nucléaire recycle une partie de ses combustibles usés (environ 15% aujourd’hui(3)) dans presque la moitié du parc de réacteurs (26 réacteurs sur 58). Ce recyclage atteindra jusqu’à 96% à partir du milieu de ce siècle en ne laissant que 4% de produits de fission (les déchets ultimes) grâce à la surgénération dans les réacteurs de quatrième génération. Cette qualité du nucléaire en fait un champion de l’économie circulaire en consommant moins de 100 tonnes d’uranium par an. Cette quantité représente un cube de moins de deux mètres de côté(4) (soit l’intérieur d’une petite voiture de type Clio ou 206) pour alimenter la France en électricité, et… en partie ses voisins.
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Le nucléaire est donc bien vert. Cette source d’énergie est naturelle (issue directement de la terre), compacte (elle demande peu de surface par kWh produit), économe en combustible (un gramme d’uranium par Français et par an), émet peu de déchets dont la gestion est exemplaire. De plus, son empreinte radioactive est négligeable devant les expositions radioactives naturelles (et encore plus médicales), et elle n’émet presque pas de gazcarbonique (7 à 8 g/kWh comparés au 400 g/kWh du gaz et aux 900 à plus de 1000 g/kWh du charbon… allemand). Cette énergie bas carbone contribuera donc aussi grandement à tenir les engagements de la COP 21.
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Enfin, elle est en partie gérée en « économie circulaire » (recyclage) depuis 30 ans et elle est durable grâce, demain, aux réacteurs de quatrième génération (GEN IV).
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Le nucléaire, déjà vert, le sera de plus en plus au cours de ce siècle en devenant durable pour des millénaires.
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1 - Une autre partie soutient le nucléaire comme, par exemple, les adhérents de l’Association des écologistes pour le nucléaire (AEPN).
2 - Article a129bis au lien suivant : https://sites.google.com/site/sitemichel73/home/essai-1
3 - Article 29 au lien suivant : https://sites.google.com/site/sitemichel73/home/essai-1
4 - L’uranium est « lourd ». Sa densité est de 18. 2x2x2 = 8 m3 et 8×18 = 144 tonnes.
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