- ENTREE de SECOURS -



vendredi 3 juillet 2015

Le contrôle des capitaux, une menace qui grandit

par Philippe Herlin
03 juil. 2015
.
"Bientôt un contrôle des capitaux en Grèce ?" titrions-nous il y a deux semaines. Le pari n’était pas difficile à remporter vu la dégradation des relations entre l’Union Européenne et Athènes. Mais on ne manquera pas de noter la rapidité avec laquelle cette disposition a été mise en œuvre : dans un pays où le cadastre est inexistant, l’administration fiscale impuissante et la corruption coutumière, le contrôle des capitaux a été mis en place avec une redoutable efficacité. Du jour au lendemain, il devient impossible d’effectuer un virement à l’étranger ou de retirer plus qu’une certaine somme aux distributeurs. Evidemment, ce sont les banques et leur réseau informatique qui gèrent cela, et comme elles sont fermées, personne ne peut tenter sa chance au guichet.
.
Voici donc le deuxième pays de la zone euro qui met en place un tel dispositif, après Chypre, pour lequel ce contrôle a duré deux ans. Lorsqu’il l’annonce, le gouvernement jure qu’il sera provisoire, mais le temps de relever (à peu près) le système bancaire dépasse les quelques semaines ou mois promis. Quel que soit l’avenir de la Grèce, avec l’euro ou la drachme, il ne faut pas espérer une levée rapide des restrictions, même si elles peuvent être assouplies avec le temps.
.
Cela montre à quel point il un épargnant peut se retrouver à la merci d’un Etat incapable de gérer sa dette ou de surveiller un minimum son secteur bancaire. Après tout, en quoi est-il responsable de la mauvaise gestion des comptes publics ou des grandes banques de son pays ? C’est son argent, qu’il a gagné et économisé toute sa vie, mais désormais le Grec moyen ne peut plus en retirer que 60 euros par jour. Et si Athènes passe à la drachme, son capital aura fondu de l’ordre de la moitié. Après le Chypriote et le Grec, demain l’Espagnol, l’Italien ou le Français ?
.
Personne n’est à l’abri d’autant que le contrôle des capitaux est tout à fait prévu dans le Traité de l’Union Européenne : la libre circulation des capitaux représente la règle, mais celle-ci comporte des exceptions dument notées. On y parle de "mesures de sauvegarde temporaires dans des circonstances exceptionnelles" lorsque les mouvements de capitaux "causent ou menacent de causer des difficultés graves pour le fonctionnement de l'Union économique et monétaire", ce qui offre une interprétation très large…
.
Se retrouver coincé avec son épargne, dans l’impossibilité d’en user à sa guise, avec la menace d’une ponction (au-dessus de 100.000 euros pour tous les Chypriotes) ou d’une conversion en une monnaie dévaluée (la drachme pour les Grecs ?), voici un risque qui s’accroît pour l’épargnant européen. Ceux qui disposent d’un vrai pouvoir de négociation peuvent s’en tirer : les footballeurs étrangers du championnat grec renégocient en ce moment leur contrat pour être payés quoi qu’il arrive en euros et sur un compte à l’étranger. Le pain et les jeux sont trop importants pour un gouvernement, surtout lorsqu’il se retrouve en difficulté, ces sportifs obtiendront satisfaction. L’épargnant de base, lui, n’a rien à espérer, il découvrira les faiblesses de l’argent-papier - non, pire - de l’argent électronique, simple ligne de chiffres dans une base de données.
.

jeudi 2 juillet 2015

« Washington est incapable d'empêcher l'Armageddon », P.C. Roberts

Discours de Paul Craig Roberts à la conférence sur la crise Europe / Russie à Delphes, Grèce, 20-21 juin 2015

Les États-Unis ont poursuivi leur quête d'impérialisme depuis le début de leur histoire, mais c'est l'effondrement soviétique de 1991 qui a permis à Washington de comprendre que le monde lui appartient. L'effondrement de l'Union Soviétique a entraîné la montée des néoconservateurs au pouvoir et de leur influence au sein du gouvernement américain. Les néoconservateurs ont interprété l'effondrement soviétique comme le choix de l'Histoire d'un « capitalisme démocratique américain » comme Nouvel Ordre Mondial.

Choisi par l'Histoire comme le pays exceptionnel et indispensable, Washington revendique le droit et la responsabilité d'imposer son hégémonie sur le monde. Les néoconservateurs considèrent leur plan comme trop important pour être contraint par des lois nationales et internationales ou par les intérêts des autres pays. En effet, en tant que Puissance Unique, Washington est requis par la doctrine néoconservatrice d'empêcher la montée d'autres pays qui pourraient restreindre la puissance américaine.

Paul Wolfowitz, un néoconservateur de premier plan, a écrit la doctrine Wolfowitz peu de temps après l'effondrement soviétique. Cette doctrine est la base de la politique étrangère et militaire des États-Unis. La doctrine stipule :
« Notre premier objectif est d'empêcher la réémergence d'un nouveau rival, que ce soit sur le territoire de l'ancienne Union Soviétique ou ailleurs, qui constituerait une menace de l'ordre de celle posée auparavant par l'Union Soviétique. Ceci est une considération dominante qui sous-tend la nouvelle stratégie de défense régionale et exige que nous nous efforcions d'empêcher toute puissance hostile de dominer une région dont les ressources, sous contrôle consolidé, seraient suffisantes pour créer une puissance mondiale » .
Notez que le « premier objectif » de Washington n'est pas la paix, ni la prospérité, ni les droits de l'homme, ni la démocratie, ni la justice. Le « premier objectif » de Washington est l'hégémonie mondiale. Seul le très confiant révèle de manière aussi flagrante son objectif.

En tant qu'ancien membre du Comité de la Guerre Froide sur le Danger Présent, je peux expliquer ce que les mots de Wolfowitz signifient. La « menace posée précédemment par l'Union Soviétique » était la capacité de l'Union Soviétique à bloquer l'action américaine unilatérale dans certaines régions du monde. L'Union Soviétique était une contrainte sur l'action unilatérale des États-Unis, pas partout mais dans certains endroits. Toute contrainte sur Washington est considérée comme une menace. Une « puissance hostile » est un pays avec une politique étrangère indépendante, comme les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) l'ont proclamé. L'Iran, la Bolivie, l'Équateur, le Venezuela, l'Argentine, Cuba et la Corée du Nord avancent également une politique étrangère indépendante.

Washington ne peut tolérer autant d'indépendance. Comme le président russe Vladimir Poutine l'a récemment déclaré, « Washington ne veut pas de partenaires. Washington veut des vassaux. » La doctrine Wolfowitz exige de Washington qu'il se dispense ou qu'il renverse les gouvernements qui ne soumettent pas à sa volonté. Ceci est le « premier objectif. » L'effondrement de l'Union Soviétique a amené à ce que Boris Eltsine devienne le président d'une Russie démembrée. Washington s'est habitué à la soumission de Eltsine et s'est lui-même absorbé dans ses guerres au Moyen-Orient, attendant de Vladimir Poutine qu'il perpétue la vassalité de la Russie.

Cependant, lors de la 43e Conférence de Munich sur la politique de sécurité, M. Poutine a déclaré: « je considère que le modèle unipolaire est non seulement inacceptable mais aussi impossible à tenir dans le monde d'aujourd'hui. »

Poutine a poursuivi en disant :
« Nous voyons un mépris croissant des principes fondamentaux du droit international, et les normes juridiques indépendantes sont, de fait, devenues de plus en plus proches des systèmes juridiques d'un État. Un Etat et, bien sûr, d'abord et avant tout les États-Unis, ont outrepassé leurs frontières nationales dans tous les sens du terme. Ceci est visible dans les mesures économiques, politiques, culturelles et éducatives qu'ils imposent aux autres nations. Eh bien, qui aime cela ? Qui est heureux avec cela ? »
Lorsque Poutine a publié ce défi fondamental à la Puissance Unique américaine, Washington était préoccupé par son manque de succès dans ses invasions de l'Afghanistan et de l'Irak. La mission n'était pas un succès. En 2014, il était venu à l'attention de Washington, tandis qu'ils faisaient sauter mariages, funérailles, anciens du village et matchs de football des enfants au Moyen-Orient, que la Russie était devenue indépendante du contrôle de Washington et présentait un formidable défi pour la puissance unilatérale de Washington. Poutine a bloqué l'invasion de la Syrie planifiée par Obama et le bombardement de l'Iran.

La montée indéniable de la Russie a recentré Washington du Moyen-Orient vers les vulnérabilités de la Russie. L'Ukraine, longtemps un élément constitutif de la Russie et par la suite l'Union soviétique, a été séparée de la Russie dans le sillage de l'effondrement soviétique suite aux manœuvres de Washington. En 2004, Washington avait essayé de capturer l'Ukraine pendant la Révolution Orange, qui échoué à remettre l'Ukraine dans les mains de Washington. Par conséquent, selon la Secrétaire d'État Adjoint néocon Victoria Nuland, Washington a dépensé 5 milliards de dollars sur la décennie suivante pour le développement d'organisations non gouvernementales ukrainiennes (ONG) qui pourraient être appelées dans les rues de Kiev et pour la formation de leaders politiques ukrainiens prêts à représenter les intérêts de Washington.

Washington a lancé son coup d'État en Février 2014 avec des manifestations orchestrées qui, par l'ajout de violences, ont entraîné le renversement et la fuite du gouvernement démocratiquement élu de Victor Ianoukovitch. En d'autres termes, Washington a détruit la démocratie dans un nouveau pays par un coup d'état avant que la démocratie ne puisse prendre racine. La démocratie ukrainienne ne signifiait rien pour Washington. Washington avait l'intention de se saisir de l'Ukraine afin de créer un problème de sécurité pour la Russie et aussi pour justifier les sanctions contre « l'agression russe » dans le but de rompre les relations économiques et politiques croissantes de la Russie avec l'Europe. Washington craignait que ces relations puissent saper la mainmise de Washington sur l'Europe.

Les sanctions sont contraires aux intérêts de l'Europe. Néanmoins les gouvernements européens ont satisfait aux intentions cachées de Washington. La raison m'a été expliquée il y a plusieurs décennies par le Docteur Président du comité de thèse, qui est devenu secrétaire adjoint à la Défense pour les affaires de sécurité internationale. J'ai eu l'occasion de lui demander comment Washington a réussi à faire agir des gouvernements étrangers dans l'intérêt de Washington plutôt que dans l'intérêt de leur propre pays. Il m'a répondu, « l'argent. » Je lui ai dit, « vous voulez dire aide étrangère? ». Il a répondu, « non, nous donnons des sacs remplis d'argent aux politiciens. Ils nous appartiennent. C'est de nous qu'ils répondent ».

Le journaliste allemand Udo Ulfkotte a récemment écrit un livre, Journalistes corrompus, dans lequel il a indiqué que tous les journalistes européens importants travaillent comme agents de la CIA. Cela ne me surprend pas. La situation est identique aux États-Unis. Alors que l'Europe devient un appendice de Washington, un ensemble d'états vassaux, l'Europe rend possible la quête hégémonique de Washington au point même d'être entraînée dans un conflit avec la Russie dans une « crise » qui est entièrement une création de propagande de Washington.
Les médias déguisent la réalité. Pendant le régime Clinton, six sociétés dites méga-médias ont été autorisées à acquérir 90% de la presse américaine, TV, radio, et de divertissement ; une concentration qui a détruit la diversité et l'indépendance. Aujourd'hui, les médias à travers le monde occidental servent de ministères de la propagande pour Washington. Les médias occidentaux sont le Ministère de la Vérité de Washington. Gerald Celente, le prévisionniste de tendances, appelle les médias occidentaux « presstitutes, » une combinaison de « prostituées » et de « presse ». Aux États-Unis, la Russie et Poutine sont diabolisés 24h sur 24. Chaque émission nous alerte sur « la menace russe. » Même les expressions du visage de Poutine sont analysées psychologiquement. Poutine est le nouvel Hitler. Poutine nourrit l'ambition de recréer l'empire soviétique. Poutine a envahi l'Ukraine. Poutine va envahir les états baltes et la Pologne. Poutine est une menace du niveau d'Ebola et de l'État Islamique. Les experts américains de la Russie, tels que Stephen Cohen, déclarent que les faits sont rejetés car « apologistes de Poutine. » Tous ceux qui osent s'excuser de la propagande anti-Poutine et anti-russe sont accusés d'être des « apologistes de Poutine », à l'instar des sceptiques du 11 septembre qui ont été rejetés comme des « théoriciens du complot ». Dans le monde occidental, les chercheurs de vérité sont diabolisés avec Poutine et la Russie.

Le monde devrait noter qu'aujourd'hui, en ce moment, la vérité est la présence la plus malvenue dans le monde occidental. Personne ne veut l'entendre à Washington, Londres, Tokyo, ou dans l'une des capitales politiques de l'empire de Washington. La majorité de la population américaine a sombré dans la propagande anti-russe, tout comme ils ont cru aux « armes de destruction massive de Saddam Hussein », « l'utilisation d'armes chimiques par Assad contre son propre peuple, » les armes nucléaires iraniennes, « les mensonges sans fin à propos de Kadhafi », le 11 septembre, les chaussures explosives, les vestes piégées, les bombes dans les shampoings et les bouteilles d'eau. Il y a toujours un nouveau mensonge pour maintenir le facteur peur dans le camp des guerres sans fin de Washington et des mesures d'un état policier qui enrichit les riches et appauvrit les pauvres.
La crédulité du public a permis à Washington d'établir les bases d'une nouvelle guerre froide ou d'une frappe nucléaire préventive contre la Russie. Certains néoconservateurs préfèrent la dernière alternative. Ils pensent qu'une guerre nucléaire peut être gagnée, et ils demandent, « Quel est le but des armes nucléaires si elles ne peuvent pas être utilisés? ».

La Chine est l'autre puissance montante que la doctrine Wolfowitz exige de limiter. « Le pivot vers l'Asie » de Washington crée de nouvelles bases navales et aériennes pour contrôler la Chine et perpétuer l'hégémonie de Washington dans la mer de Chine méridionale. Tout cela pour dire que la position de Washington est non négociable. Washington n'a aucun intérêt au compromis avec la Russie ou la Chine. Washington n'a aucun intérêt dans les faits. L'offre de Washington est la suivante : « Vous pouvez faire partie de notre nouvel ordre mondial comme nos vassaux, mais pas autrement. »

Les gouvernements européens et, bien sûr, le petit roquet qu'est le gouvernement britannique, sont complices dans cette déclaration de guerre implicite contre la Russie et la Chine. Si on en vient à la guerre, les Européens devront payer le prix ultime pour la trahison de leurs dirigeants comme Merkel, Cameron et Hollande, pendant que l'Europe cessera d'exister.

La guerre avec la Russie et la Chine est au-delà des capacités de Washington. Toutefois, si « l'ennemi » diabolisé ne succombe pas à la pression en acceptant le leadership de Washington, la guerre sera inévitable. Washington a lancé une attaque. Comment Washington peut reculer ? N'attendez pas d'entendre le régime américain dire « nous avons fait une erreur, trouvons une solution ». Tous les candidats annoncés pour la présidence américaine est engagé envers l'hégémonie américaine et la guerre. Washington considère que la Russie peut être isolée de l'Occident et que cet isolement va motiver les éléments sécularisés et occidentalisés en Russie, qui désirent faire partie de l'Occident, dans une opposition plus active contre Poutine. Le Saker appelle ces Russes les « intégrationnistes atlantistes ».

Après deux décennies d'infiltration de la Russie par les ONG de la cinquième colonne de Washington, le gouvernement russe a enfin pris des mesures pour réglementer les centaines d'ONG financées par l'occident à l'intérieur de la Russie et qui composent la subversion de Washington du gouvernement russe. Cependant, Washington espère toujours utiliser les sanctions pour provoquer assez de perturbation de la vie économique en Russie pour être en mesure d'envoyer des manifestants dans les rues. Le changement de régime, comme en Ukraine, est l'un des outils de Washington. En Chine, les États-Unis ont organisé les émeutes « étudiantes » de Hong Kong, en espérant qu'elles se propagent en Chine, et Washington soutient l'indépendance de la population musulmane dans la province chinoise qui borde le Kazakhstan.

Le problème avec un gouvernement qui contrôle une idéologie est que l'idéologie et non la raison dirige l'action du gouvernement. Alors que la majorité des populations occidentales manquent d'intérêt à rechercher des explications indépendantes, les populations n'imposent pas de contrainte sur les gouvernements. Pour comprendre Washington, allez en ligne et lisez les documents néoconservateurs et leurs prises de position. Vous verrez un programme au-dessus de la loi, la morale, la compassion, et le sens commun. Vous verrez un programme du mal.

Qui est le secrétaire d'état adjoint de M. Obama dans la partie ukrainienne du monde ? C'est la néoconservatrice Victoria Nuland, qui a organisé le coup d'État ukrainien, qui a placé le nouveau gouvernement fantoche, qui est mariée à un néoconservateur encore plus extrême Robert Kagan. Qui est le conseiller d'Obama à la sécurité nationale ? C'est Susan Rice, une néoconservatrice.

Qui est l'ambassadeur d'Obama à l'ONU? C'est Samantha Power, une néoconservatrice. Maintenant, intéressons-nous vers les intérêts matériels. L'agenda néoconservateur de l'hégémonie mondiale sert le puissant complexe militaire / de sécurité dont le budget annuel d'un billion de dollars dépend de la guerre, chaude ou froide. L'objectif caché de l'hégémonie américaine sert les intérêts de Wall Street et des méga-banques. L'impérialisme financier américain se propage à la mesure de la puissance et de l'influence de Washington. Il en va de même pour les sociétés pétrolières américaines et les sociétés agro-alimentaires américaines telles que Monsanto. L'hégémonie de Washington signifie que les sociétés américaines obtiennent le droit de piller le reste du monde.

Le danger de l'idéologie néoconservatrice est qu'elle est en parfaite harmonie avec des intérêts économiques forts. Aux États-Unis la gauche s'est rendue impuissante. Elle croit tous les mensonges gouvernementaux fondamentaux qui ont donné à l'Amérique un état policier incapable de produire un leadership alternatif. La gauche américaine, pour le peu qu'il en reste, croit en la version gouvernementale du 11 septembre pour des raisons émotionnelles. La gauche anti-religieuse croit en la menace posée à la liberté de pensée par une Russie chrétienne. La gauche, convaincue que les Américains sont racistes, croit aux explications du gouvernement sur l'assassinat de Martin Luther King.

La gauche accepte la fable évidente du gouvernement sur le 11 septembre, car il est émotionnellement important pour la gauche américaine que les peuples opprimés ripostent. Pour la gauche américaine, il est émotionnellement satisfaisant que le Moyen-Orient, longtemps opprimé et exploité par les Français, les Britanniques et les Américains, ait frappé en retour et humilié la puissance unique dans l'attaque du 11 septembre. Ce besoin émotionnel est si puissant pour la gauche qu'il les aveugle sur l'improbabilité que quelques Saoudiens, qui ne savaient même pas piloter des avions, aient pu déjouer non seulement le FBI, la CIA et la NSA, qui espionne le monde entier, mais aussi l'ensemble des 16 agences de renseignement américaines et les agences de renseignement des états vassaux américains de l'OTAN et du Mossad israélien, qui a infiltré toutes les organisations terroristes y compris celles créés par Washington lui-même.

On ne sait comment, ces Saoudiens ont aussi réussi à déjouer le NORAD, la sécurité des aéroports, provoquant quatre échecs de sécurité en une heure le même jour. Ils ont réussi à empêcher, pour la première fois, l'US Air Force d'intercepter les avions détournés. Le contrôle du trafic aérien a, on ne sait comment, perdu sur son radar les avions de ligne détournés. Deux avions de ligne se sont écrasés, un dans la campagne de Pennsylvanie et l'autre sur le Pentagone, sans laisser de débris. Le passeport du responsable de l'attaque, Mohammed Atta, a été stipulé comme le seul élément intact retrouvé dans les débris des tours du World Trade Center. L'histoire du passeport était si absurde qu'elle a dû être modifiée.

Ce récit invraisemblable n'a pas fait soulever un seul sourcil dans les médias presse et TV occidentaux si bien dressés. La droite est obsédé par l'immigration des peuples à peau foncée, et le 11 septembre est devenu un argument contre l'immigration. La gauche attend que les opprimés ripostent contre leurs oppresseurs. La fable du 11 septembre survit car elle sert les intérêts de la gauche autant que la droite.

Je peux vous dire avec certitude que si la sécurité nationale américaine avait totalement échoué comme présenté dans l'explication officielle du 11 septembre, la Maison Blanche, le Congrès, les médias auraient hurlé pour une enquête. Des têtes seraient tombées dans les agences qui ont permis un tel échec de la sécurité nationale de l'état. L'embarras qu'une superpuissance puisse si facilement être attaquée et humiliée par une poignée d'Arabes agissant indépendamment de toute agence de renseignement aurait créé un tel tollé qu'ils auraient du rendre des comptes. Au lieu de cela, la Maison Blanche s'est opposée à toute enquête pendant un an. Sous la pression des familles qui ont perdu des membres de leur famille dans les tours du World Trade Center le 11 septembre, la Maison Blanche a créé une commission politique composée de politiciens contrôlés par la Maison Blanche. La commission s'est assise et a écouté le récit du gouvernement et l'a écrit. Cela n'est pas une enquête.

Aux États-Unis, la gauche se concentre à diaboliser Ronald Reagan, qui n'avait absolument rien à voir avec tout cela. La gauche déteste Reagan parce qu'il a dû utiliser une rhétorique anti-communiste afin de garder sa base électorale tandis qu'il cherchait à mettre fin à la guerre froide face à l'opposition du puissant complexe militaro / sécuritaire.

Est-ce que la gauche est plus efficace en Europe? Pas que je sache. Regardez la Grèce par exemple. Le peuple grec s'est fait enfoncer par l'UE, le FMI, les banques allemandes et néerlandaises, et les fonds spéculatifs de New York. Pourtant, lorsqu'il leur a été présenté un candidat promettant de résister au pillage de la Grèce, les électeurs grecs lui ont donné à peine 36% des voix, suffisamment pour former un gouvernement mais pas assez pour avoir une influence auprès des créanciers. Après avoir paralysé leur gouvernement avec un si faible soutien électoral, le peuple grec enfonce encore l'impuissance de leur gouvernement en demandant à rester dans l'UE. Si quitter l'UE n'est pas une menace crédible, le gouvernement grec perd tout pouvoir de négociation.

De toute évidence, la population grecque a subi un lavage de cerveau si profond sur la nécessité de faire partie de l'UE qu'elle est prête à être économiquement dépossédée plutôt que de quitter l'UE. Ainsi, les Grecs ont perdu leur souveraineté et leur indépendance. Un pays sans sa propre devise n'est pas, et ne peut pas être, un pays indépendant. Dès que les intellectuels européens ont apposé leur signature à l'UE, ils ont soumis les nations à la vassalité, à la fois aux bureaucrates de l'UE et à Washington. Par conséquent, les pays européens ne sont pas indépendants et ne peuvent pas exercer une politique étrangère indépendante.

Leur impuissance signifie que Washington peut les conduire à la guerre. Pour bien comprendre l'impuissance de l'Europe jetons à œil à la France. Le seul leader en Europe digne de ce nom est Marine Le Pen. A peine prononcé, je suis immédiatement dénoncé par la gauche européenne comme un fasciste, un raciste, et ainsi de suite. Cela montre immédiatement la réponse conditionnée de la gauche européenne. Ce n'est pas moi qui partage les vues de Le Pen sur l'immigration. C'est le peuple français. Le parti de Le Pen a remporté les dernières élections européennes. Le Pen est synonyme de l'indépendance française de l'UE. La majorité des Français se considèrent comme français et veulent rester français avec leurs propres lois et coutumes. Seule Le Pen parmi les politiciens européens a osé déclarer qu'à l'évidence : « Les Américains nous conduisent à la guerre ! ».

Malgré le désir français pour l'indépendance, les Français vont élire le parti de Le Pen à l'UE mais ne lui donneront pas les votes pour gouverner la France. Les Français renient leur propre indépendance parce qu'ils sont fortement conditionnés par le lavage de cerveau, en grande partie venu de la gauche, et ont honte d'être racistes, fascistes, et tout autre épithète attribué au parti politique de Le Pen, un parti qui prend position pour l'indépendance de la France. La gauche européenne, jadis une force progressiste, même révolutionnaire, est devenue une force réactionnaire. Il en est de même aux États-Unis. Je dis cela comme l'un des contributeurs populaires de Counterpunch.

L'incapacité même d'intellectuels à reconnaître et à accepter la réalité signifie que les oppositions aux néoconservateurs ne sont présentes nulle part, sauf en Russie et en Chine. L'Occident est incapable d'empêcher l'Armageddon. Tout dépend de la Russie et de la Chine, car Washington a formulé le dilemme de telle manière que pour éviter l'Armageddon, la Russie et la Chine doivent accepter de devenir des vassaux. Je ne crois pas que cela se produira. Pourquoi des gens qui se respectent ne soumettraient à un Occident corrompu?

L'espoir repose sur Washington pour qu'il provoque la rébellion chez ses vassaux européens en les poussant trop fort au conflit avec la Russie. L'espoir que les pays européens soient contraints à une politique étrangère indépendante semble aussi être la base de la stratégie du gouvernement russe.
Peut-être que les intellectuels peuvent aider à faire concrétiser cet espoir. Si les politiciens européens venaient à rompre avec l'hégémonie de Washington et au lieu de cela venaient à représenter les intérêts européens, Washington serait privé de couverture pour ses crimes de guerre. Les agressions de Washington seraient limitées par une politique étrangère européenne indépendante. La destruction du modèle néoconservateur de puissance unique serait alors visible, même à Washington, et le monde deviendrait un endroit plus beau et plus sûr.

mercredi 1 juillet 2015

Des scientifiques trouvent le moyen de réduire la perte de sang de 90 % - par pulvérisation de mousse fabriqué à partir de coquilles de crevettes

1er juillet 2015 08:47
.
Utiliser un matériau dérivé de coquilles de crevettes, les scientifiques ont développé une mousse qui peut être pulvérisée directement sur une plaie ouverte pour rapidement arrêter le saignement. Il pourrait s'avérer essentiel lors du traitement des blessures causées par des manifestations violentes et de combat militaire.
.
Blessures et violence représentent près de 1 sur chaque 10 décès dans le monde chaque année, selon les Centers for Disease Control and Prevention. Jusqu'à 5,8 millions de personnes de tous âges et milieux sociaux meurent de blessures liées à la violence chaque année, affirme l'Agence de protection de la santé.

.
Pour certaines blessures limb, médecins peuvent appliquer une pression pour stopper efficacement le saignement. Le problème est que lorsque l'on traite de certaines blessures – traumatisme au torse en particulier – compression n'est pas une option.
.
Pendant ce temps, « l'hémorragie (saignement sévère) de lésion traumatique est des principales causes de décès pour les soldats au combat et pour les jeunes civils, » Matthew Dowling et ses collègues de l'Université du Maryland a écrit dans le journal ACS Biomaterials Science & Engineering, ajoutant que la majorité des hémorragies qui fatale "non compressible."
.
Les chercheurs ont ajouté: « N'existe actuellement aucun moyen efficace de soigner ces blessures. »
.
Toutefois, une solution a été trouvée. "Dans cette première étude, nous démontrons qu'une mousse à base de polymère pulvérisable peut être efficace pour traiter les saignements des tissus mous sans besoin de compression".
.
La matière active dans la mousse est un mis à jour le chitosan (un biopolymère dérivé des carapaces des crevettes et autres crustacés), dont « connecte physiquement les globules en clusters via des interactions hydrophobes ».
.
Lorsque la mousse unique est pulvérisée dans une cavité ouverte créée par une blessure, il se dilate et forme une barrière autoportante qui neutralise l'expulsion du sang de la cavité, les chercheurs disent.
.
Ils ont déjà testé leur mousse pulvérisée pour sa capacité d'arrêter le saignement d'une lésion au foie chez les porcs. Le saignement s'est arrêté "quelques minutes" et sans la nécessité d'une compression externe, les chercheurs ont constaté. Perte de sang a été réduite de 90 %.
.

mardi 30 juin 2015

RTE : SOUS LE SOLEIL, LE CONTRIBUABLE

Michel Gay
le 29/06/2015 à 17:29h
.
MYRTE est le joli nom donné à une centrale électrique photovoltaïque (PV) dont la production solaire, par nature erratique (nuits, nuages), est modulée par une transformation en hydrogène et en oxygène temporairement stockés. Ces deux éléments sont ensuite recombinés dans une pile à combustible (PAC) pour produire de l'électricité suivant le besoin du réseau en Corse. Ce démonstrateur, situé à Ajaccio, réunit le CEA, HELION et l’université de Corse.
.
Tout cela est merveilleux, sauf si le contribuable / consommateur s'intéresse au coût de production de l'électricité. Et là, c'est le drame… il est faramineux !
.
Il est difficile d'établir précisément un rendement électrique net puisque, à ce jour et hors milieux professionnels, seuls des documents promotionnels ont été diffusés.
.
Cependant, le citoyen peut se faire une idée du montant colossal du coût de production du kilowattheure (kWh) produit à partir des rares chiffres rendus publics.
.
Pour mémoire, le prix de vente de l'électricité sur le marché national se négocie généralement autour de 4 c€/kWh. La loi oblige EDF à vendre un quart de sa production nucléaire à 4,2 c€/kWh à ses concurrents.
.
Or, les 24 millions d'euros engloutis jusqu'à présent dans cette "plateforme MYRTE" conduisent à produire une électricité coûtant environ… 220 c€/kWh ! (Voir annexe technique).
.
Ce coût de production (sans les taxes) représente… plus de 50 fois le prix du marché actuel ou celui de l'électricité vendue par EDF à ses concurrents !
.
MYRTE n’apporte rien sur la connaissance de l’électrolyseur, de la PAC et/ou du système de stockage de l’hydrogène qui sont des techniques connues. De plus, l’intégration de ces maillons dans la chaîne de production est sans enjeu. L’utilisation d’un simulateur de production photovoltaïque permet d’analyser plus aisément et plus finement le fonctionnement de l’électrolyseur et de la PAC en laboratoire. C’est ce qui a été réalisé au sein du CEA-LITEN à Grenoble avec l’expérimentation SENEPY, qui a montré la nécessité de poursuivre des tests en laboratoire avant de développer des projets inutilement coûteux.
.
Comme il est d'usage, le contribuable-consommateur est pris pour une vache à lait qu'on peut traire à volonté pour alimenter ce nouveau genre de "pompe à finances" sous couvert d'écologie.
.
MYRTE est une expérience peu probante de stockage d'électricité par hydrogène dont les aspects techniques sont déjà connus. Elle ne représente pas non plus l'avenir de la production d'électricité, tant que les coûts de stockage massif de cette énergie resteront prohibitifs. En résumé, MYRTE est une inutile fantaisie coûteuse de plus à la charge du brave contribuable…
.
ANNEXE TECHNIQUE : MYRTE
.
3700 m2 de panneaux photovoltaïques et 560 kWc (kilowatt crête).
On en déduit que chaque mètre carré peut atteindre 151 Wc / m2
Production : 700 MWh/an (soit 1 250 heures /an en équivalent pleine puissance)
Electrolyseur : 200 kW, fonctionne sous 35 bars.
Production 40 Nm3 / heure (1 Nm3 contient 3 kWh d'énergie).
Stockage de l'hydrogène sous 35 bars = 1750 kWh
Puissance de la PAC : 150 kW
Onduleurs : 476 kW et transformateur : 800 kVa
.
LE PROJET MYRTE :
.
Une expérimentation peu probante de stockage d'électricité par hydrogène.
1) En prenant un taux d'amortissement égal à zéro alors qu'il est généralement compris entre 5% et 8% ce qui peut doubler le coût de production,
2) en supposant que les 24 M€ injectés dans MYRTE soient suffisants pour l'investissement, la maintenance et le fonctionnement (personnels, charges,…) pendant 20 ans (soit environ 1,2 M€ /an),
3) en prenant "une production des panneaux photovoltaïques de 700 MWh/an (soit 1 250 heures /an en équivalent pleine puissance)", soit un facteur de charge de 14% seulement, même si l'ensoleillement théorique annuel annoncé par l'ADEME est de 1400 heures équivalent pleine puissance,
4) en supposant que seulement un tiers (33%) de cette production électrique soit modulée par la chaine hydrogène, puis par la PAC, (sinon il faudrait s'interroger sur son utilité), et du rendement 35 % de cette chaine de transformation ,
.
Alors :
700 x 0,33 = 231 MWh sont transformés en hydrogène,
700 - 231 = 469 MWh sont délivrés directement sur le réseau par les PV
et
231 x 0,35 = 81 MWh sont fournis au réseau par la PAC.
Il en résulte qu'environ 550 MWh par an sont vendus au réseau, soit un coût estimé de
1.200.000 € / 550 MWh # 2200 € / MWh
.

lundi 29 juin 2015

La Grèce n'a pas à payer pour une dette qui n'est pas la sienne !

Patrick Saurin
Mediapart
dim., 28 juin 2015 05:12 UTC
.
De grandes institutions qui violent les règles élémentaires de droit, bafouent leurs propres statuts, tolèrent des malversations et des fraudes, de grands responsables politiques et financiers pris en flagrant délit d'infraction et de malversation, et pour finir un peuple grec floué, humilié et spolié, telle est la triste réalité que révèle en pleine lumière le Rapport préliminaire de la Commission pour la Vérité sur la Dette grecque[1].
.
Contrairement à ce que répète à l'envi la cohorte d'experts et de journalistes invités à demeure des plateaux de télévision, des radios et de la presse écrite, la crise grecque ne trouve pas son origine dans un peuple essentialisé comme fainéant, fraudeur et vivant à bon compte sur le dos de l'Europe et de ses habitants. C'est une toute autre histoire que met en évidence la Commission à l'issue de ses premières investigations.
.
Aléa (moral) jacta est
.
En effet, la crise de la dette publique grecque est en réalité une crise générée par quelques grandes banques, en particulier françaises et allemandes, qui après avoir privatisé des profits conséquents, ont socialisé une bonne partie de leurs pertes, non moins conséquentes, par une manipulation digne des praticiens du jeu de bonneteau. Dans cette escroquerie à grande échelle, le rôle du bonneteur ou manipulateur est tenu par les banques, celui des complices ou « barons » par la Troïka (le Fonds monétaire international, la Banque Centrale Européenne et la Commission européenne), celui des seconds couteaux par les gouvernements des États européens, et enfin celui de la victime par le peuple grec. Le préjudice subi s'élève à 320 milliards d'euros, le montant de la dette grecque.
.
L'histoire commence au début des années 2000, à un moment où les grandes banques occidentales décident de déverser massivement sur le marché grec, qu'elles estiment plus rémunérateur pour elles que leur marché national, une part importante des énormes liquidités dont elles disposent. Prises d'une frénésie irrépressible, elles prêtent aux entreprises, aux particuliers, à l'État grec et procèdent à l'acquisition de filiales sur place pour opérer plus facilement, à l'exemple du Crédit Agricole avec Emporiki et de la Société Générale avec Geniki.
.
Inondées de liquidités, les banques grecques, privatisées depuis 1998, se lancent à leur tour dans l'octroi d'une quantité d'emprunts sans prendre la peine de procéder à l'analyse du risque qui est pourtant la base du métier de banquier. Ainsi, entre 2000 et 2009, les crédits explosent, les prêts aux ménages et les crédits immobiliers sont multipliés par 6, les financements aux entreprises doublent. Tout n'est que profit, calme et volupté dans le petit monde de la finance jusqu'à ce qu'éclate la crise de 2008-2009.
.
Née aux États-Unis avec la crise des subprimes qui a vu la spoliation de millions de ménages modestes, la crise devient internationale et gagne l'Europe et la Grèce. En Grèce, de nombreux ménages se retrouvent brutalement dans l'incapacité de payer leurs échéances et les banques sont aux abois. C'est alors qu'interviennent les gigantesques plans de soutien aux banques mis en place par la Banque Fédérale aux États-Unis (29 000 milliards de dollars) et par la Banque Centrale Européenne (5 000 milliards d'euros) car, fidèles pratiquants du commandement de l'aléa moral, les banquiers se sont empressés de faire supporter leurs pertes par les États, c'est-à-dire par les contribuables.
.
La Troïka ou l'éloge du crime en bande organisée

En 2009, en Grèce, la falsification des chiffres du déficit et du niveau de la dette publique donne le prétexte qui manquait pour justifier l'intervention du FMI au côté de ses deux complices, la Banque centrale européenne et la Commission européenne. Sous couvert de « plans de sauvetage » de la Grèce, cette Troïka va imposer au pays deux memoranda. Ces derniers prévoient des financements importants, respectivement de 110 et 130 milliards d'euros, mais qui, pour l'essentiel ne vont bénéficier qu'aux banques grecques et étrangères qui recevront plus de 80 % des sommes débloquées. Mais surtout, ces plans d'ajustement sont accompagnés de drastiques mesures d'austérité : licenciements massifs dans la fonction publiques, coupes dans les services publics, diminutions des salaires et des pensions, bradage du patrimoine du pays.
.
Les effets de ces politiques vont être catastrophiques : en quelques années, le pays perd 25 % de son PIB, voit son taux de chômage tripler pour atteindre 27 % (60 % chez les jeunes et 72 % chez les jeunes femmes), et en lieu et place d'une diminution de la dette publique, on voit celle-ci augmenter jusqu'à 320 milliards d'euros pour représenter 177 % du PIB en juin 2015. Dans ces plans d'austérité imposés à la Grèce, le plus inadmissible est la crise humanitaire qu'ils ont suscitée en frappant indifféremment enfants, personnes âgées, migrants, malades, femmes isolées sans emploi, c'est-à-dire les plus fragiles de la société. Gabriel Sterne, un économiste d'Oxford Economics (une société de conseil spécialisée dans l'analyse économique et la prospective), reprenant une étude d'économistes du FMI portant sur 147 crises bancaires sur la période 1970-2011[2], constate que la crise grecque fait partie des 5 % des crises les plus graves. La chute de 42 % du PIB de la Grèce entre 2008 et 2015 est un phénomène qui n'a été observé que dans des pays confrontés à des guerres, à des effondrements du cours des matières premières et en Argentine dans les années 1980 et 1995[3].
.
2012 : Une restructuration de la dette au profit de la Grèce ? Non, une gigantesque opération de transfert des risques des banques privées vers le secteur public
.
L'événement le plus important dans la crise grecque ces dernières années, c'est le changement radical quant aux détenteurs de la dette publique. Alors qu'à la fin des années 2000 cette dette était à 80 % entre les mains des investisseurs financiers privés, aujourd'hui, c'est le secteur public qui la détient dans les mêmes proportions. Les économistes Benjamin Coriat et Christopher Lantenois ont attiré l'attention sur cette inversion de la dette grecque au niveau de sa structure à l'issue de la restructuration de 2012 dont l'objet essentiel était d'opérer « un transfert massif de risque du privé au public »[4]. Leurs collègues Zettelmeyer, Trebesch et Gulati soulignent également ce phénomène inhabituel : « Nous n'avons pas connaissance dans toute l'histoire des dettes souveraines d'un autre cas de « migration de crédit » du secteur privé vers le secteur public aussi énorme. » [5]
.
Cette « migration de crédit » obéissait au souci de sauver les banques, et non la Grèce et sa population. En juin 2013, ATTAC Autriche a publié une étude très détaillée pour identifier les véritables bénéficiaires du soi-disant « sauvetage » de la Grèce intervenu entre mai 2010 et juin 2012. Sur un total de 206,9 milliards d'euros, il est ressorti que 77 % avaient été affectés au secteur financier. L'étude précise que « ces 77 % constituent... un minimum d'un montant qui a pu être sous-estimé. »[6] Même Jean Arthuis, président de la commission des budgets au Parlement européen, le reconnaît dans un entretien donné le 11 mai 2015 au journal Libération : « on a, en fait, transféré le mistigri des banques aux États »[7].
.
La dette grecque est totalement insoutenable et en grande partie illégale, illégitime et odieuse
.
L'enquête minutieuse de la Commission a relevé de multiples irrégularités dans la mise en place des financements. Là encore, la liste est longue. Ainsi, le FMI dont l'article 1 des statuts indique qu'il a pour but de « contribuer... à l'instauration et au maintien de niveaux élevés d'emploi et de revenu », participe à la mise en place de memoranda qui prévoient de massives suppressions d'emplois et de drastiques diminutions de salaires et pensions. De même, la BCE a outrepassé son mandat en imposant, dans le cadre de sa participation à la Troïka, l'application de programmes d'ajustement macroéconomique (à savoir l'ignominieuse réforme du marché du travail).
.
De son côté, le FESF a violé l'article 122.2 du Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne (TFUE) qui autorise le financement d'un État membre « lorsqu'un État membre connaît des difficultés ou une menace sérieuse de graves difficultés, en raison de catastrophes naturelles ou d'événements exceptionnels échappant à son contrôle ». Or la Grèce ne rentrait pas dans ce cadre car, à l'instar d'autres pays de l'Union européenne, elle avait vu sa situation se détériorer suite à la mise en œuvre des conditionnalités fixées dans les protocoles d'accord, sachant par ailleurs que la mise en place du prétendu « programme d'aide » (le Memorandum of Undestanding) s'est faite en violation de la procédure de ratification telle que prévue dans la Constitution grecque. On peut également considérer que les prêts bilatéraux consentis par les États présentent de nombreuses irrégularités ou clauses abusives, notamment lorsque l'accord de facilité de prêt prévoit que les dispositions de l'accord doivent être mises en œuvre même si elles sont illégales. Enfin, les dettes des créanciers privés peuvent être également considérées comme illégales car elles révèlent une attitude irresponsable des banques privées avant l'arrivée de la Troïka et une mauvaise foi de certains créanciers privés qui ont spéculé sur la dette grecque en utilisant les Credit default swaps (CDS).
.
De nombreux droits humains (droit à la santé, au logement, à l'éducation, à la Sécurité sociale, droit du travail etc.) sont foulés aux pieds au prétexte qu'il faut d'abord payer la dette, alors que les traités internationaux, la Constitution grecque et la réglementation de l'Union européenne et celle de ses États membres prévoient précisément le contraire.
.
Par ailleurs nombre de contrats de prêts ont été entachés de lourdes irrégularités. La violation de la procédure de ratification telle que prévue dans la Constitution grecque rend tout simplement inconstitutionnels les conventions de prêt et les protocoles d'accord. Les deux clauses de délégation au Ministre des finances ne sont pas constitutionnelles. D'autres clauses abusives imposées par les créanciers violent la souveraineté de l'État grec, comme celle par laquelle ce dernier en tant qu'emprunteur « renonce... de façon irrévocable et inconditionnelle, à toute immunité à laquelle il a ou pourrait avoir droit, eu égard à lui-même ou à ses biens, par rapport à toute procédure juridique en rapport avec cette convention... »[8]Plus grave encore, certains contrats ont donné lieu à de grossières malversations, comme par exemple des versements de fonds réalisés sans facture pour des contrats d'armement, ainsi que nous l'a appris le nouveau ministre grec de la défense à l'occasion d'une rencontre à son ministère.
.
En résumé, on peut conclure que la dette publique grecque est illégale car elle a été consentie en violation de procédures légales, des droits nationaux, du droit de l'Union européenne et du droit international. Cette dette est également illégitime en ce sens qu'elle n'a pas servi l'intérêt général, elle n'a pas bénéficié à l'ensemble de la population mais à une petite minorité d'intérêts particuliers. Cette dette présente un caractère odieux car, lors de sa mise en place, les créanciers savaient qu'ils violaient des principes démocratiques avec pour conséquence le non-respect de droits humains fondamentaux. Enfin cette dette est en totalité insoutenable en ce sens qu'elle empêche l'État grec de respecter ses obligations en matière de droits humains fondamentaux.
.
Que peut faire l'État grec aujourd'hui ?
.
Le rapport préliminaire établi par la Commission fournit aux autorités grecques de nombreuses pistes de droit pour la suspension et la répudiation de la dette souveraine grecque.
.
L'article 26 de la Convention de Vienne sur le droit des traités dispose que les traités qui lient les parties doivent être exécutés de bonne foi. La mauvaise foi et la contrainte (observée notamment lors de la renégociation de la dette) sont des motifs de nullité. En droit international, un État lésé peut ne pas exécuter une obligation internationale vis-à-vis d'un autre État si ce dernier s'est rendu responsable d'un acte internationalement illicite. La Constitution grecque a été violée, en particulier en ce qui concerne l'obligation d'obtenir l'accord du Parlement pour les accords internationaux. Enfin, les droits humains, consacrés à l'article 103 de la Charte des Nations Unies, priment sur les autres obligations contractuelles.
.
En plus de ces fondements de droit, l'État grec peut décider une suspension unilatérale de sa dette en se fondant sur l'état de nécessité. Toutes les conditions pour la mise en place d'une telle décision sont remplies dans la mesure où les autorités grecques doivent protéger un intérêt essentiel de l'État contre un péril grave et imminent et qu'elles ne disposent pas d'autre moyen à leur disposition pour protéger l'intérêt essentiel en question. Enfin, lorsqu'un État est confronté à une dette insoutenable, il peut unilatéralement décider de faire défaut car l'insolvabilité souveraine a sa place dans le droit international.
.
Face à des institutions aveuglées par une haine de classe et à des créanciers corrompus et dépourvus de tout scrupule, les autorités grecques auraient bien tort de se priver de ces moyens de droit même si leur mise en œuvre ne peut répondre qu'à une partie des problèmes auxquels est confrontée leur pays depuis des mois. La décision prise à l'unanimité par le conseil des ministres grec de consulter la population sur la dernière proposition des institutions européennes pourrait bien être la première étape d'un processus qui mène à l'annulation de la dette grecque ou tout au moins à une partie significative de celle-ci. Aujourd'hui, à quelques jours du référendum, le soutien international au peuple grec doit s'intensifier pour l'appuyer dans son refus du projet de la Troïka qui doit être remplacé par un programme alternatif, démocratique et au service de l'ensemble de la population.
.
Notes :
.
[1]. Ce rapport a été réalisé par la Commission pour la Vérité sur la dette publique grecque créée le 4 avril 2015 Par Zoé Konstantopoulou, la Présidente du Parlement hellénique. Composée d'une trentaine de membres (pour moitié grecs et pour l'autre moitié de personnes représentant une dizaine de nationalités), la Commission a travaillé durant 2 mois et demi pour produire un rapport préliminaire présenté le 17 et 18 juin dernier aux autorités du pays réunies au Parlement. On peut consulter la synthèse en français de ce rapport avec le lien : http://cadtm.org/Synthese-du-rapport-de-la et le texte complet en anglais avec cet autre lien : http://cadtm.org/Preliminary-Report-of-the-Truth.

[2]. Luc Laeven & Fabián Valencia, « Systemic Banking Crises Database: an Update", IMF Working Paper, 12/163, http://www.imf.org/external/pubs/ft/wp/2012/wp12163.pdf

[3]. Gabriel Sterne, cité par Matthew C. Klein, « Greece: It can't get *that* much worse, can it ?", canhttp://ftalphaville.ft.com/2015/06/18/2132201/greece-it-cant-get-that-much-worse-can-it/?

[4]. Benjamin Coriat, Christopher Lantenois, « De l'Imbroglio au Chaos : la crise grecque, l'Union européenne, la finance... et nous », avril 2013, p. 22, http://www.atterres.org/sites/default/files/Note%20De%20l'Imbroglio%20au%20Chaos,%20avril%202013_0.pdf

[5]. Jeromin Zettelmeyer, Christoph Trebesch, and Mitu Gulati, "The Greek Debt Restructuring: An Autopsy", Working Paper Series, August 2013, pp. 34-35, http://www.iie.com/publications/wp/wp13-8.pdfpp 34-35.

[6]. Attac, "Greek Bail-Out: 77% went into the Financial Sector", June 17, 2013, , http://www.attac.at/news/detailansicht/datum/2013/06/17/greek-bail-out-77-went-into-the-financial-sector.html

[7]. Libération, lundi 11 mai 2015, p. 11.

[8]. Convention de prêt, article 14, paragraphe 5 ; Convention cadre FESF, article 15, paragraphe 2 ; MFAFA, article 15, paragraphe 4.

.

samedi 27 juin 2015

Malbouffe industrielle = maladies cardiovasculaires

Publié le 26 juin 2015
par jacqueshenry
.
Je retranscris ici l’interview d’un cardiologue américain qui fait un peu froid dans le dos en raison de la tournure qu’a pris la société en général et en particulier nord-américaine au sujet de la mauvaise nourriture et de la « mauvaise science ». Les effets particulièrement néfastes des « conseils en diététique » a finalement abouti en une cinquantaine d’années avec parallèlement le développement hors de contrôle de l’alimentation industrielle à un véritable désastre sanitaire qui s’est répandu à l’échelle planétaire. Voici, retranscrit aussi fidèlement que possible l’interview par Disclose.TV du Docteur Dwight Lundell.
.
Nous médecins, avec toutes nos études, nos connaissances et notre autorité, il nous arrive souvent d’atteindre un large « ego » qui fait que parfois il nous est difficile d’admettre que nous avons fait erreur. C’est comme ça et j’admets avoir été moi-même dans l’erreur. En tant que chirurgien spécialisé dans la chirurgie cardiaque avec plus de 25 ans d’expérience, j’ai réalisé plus de 5000 interventions sur cœur ouvert et aujourd’hui le jour est venu de reconnaître que j’ai été dans l’erreur en regard des évidences scientifiques et médicales.
.
Pendant des années, j’ai fait partie des médecins qu’on peut qualifier de « faiseurs d’opinion ». Submergés de littérature scientifique, assistant sans arrêt à des séminaires de formation, nous, faiseurs d’opinion, avons finalement insisté sur le fait que les problèmes cardiaques étaient la simple résultante de taux trop élevés de cholestérol sanguin. La seule approche acceptable était qu’il fallait prescrire des médicaments susceptibles de réduire ce taux de cholestérol et d’imposer aux patients un régime sévèrement restreint en graisses. Le résultat serait une décroissance du cholestérol sanguin et donc une réduction des maladies cardiaques. Toute déviation à ces principes de praticien fut considérée naturellement comme une hérésie et une mauvaise pratique médicale.
.
Et pourtant ça n’a jamais marché !
.
Ces recommandations ne sont plus défendables ni sur le plan scientifique ni sur le plan moral. La découverte, il y a quelques années que l’inflammation de la paroi artérielle est la cause primaire des maladies cardiaques a progressivement conduit à reconsidérer la manière de traiter les maladies cardiaques ainsi que d’autres maladies liées à des mécanismes inflammatoires similaires. Les recommandations diététiques longuement imposées aux malades ont au contraire favorisé de véritables épidémies d’obésité et de diabète dans de telles proportions qu’aucune des épidémies infectieuses passées (par exemple la peste) n’a atteint un tel niveau de mortalité, de souffrance et de coût pour la société. En dépit du fait que 25 % de la population est actuellement sous traitement médicamenteux avec des statines coûteuses et en dépit également du fait qu’on a réduit la teneur en graisses des aliments, encore plus de personnes meurent chaque année de problèmes cardiaques graves !
.
Aux USA seulement les statistiques indiquent que 75 millions de personnes souffrent de problèmes cardiaques, 20 millions de diabète et 57 millions de pré-diabète. Ces pathologies affectent chaque année de plus en plus de personnes de plus en plus jeunes.
.
Pour dire les choses clairement, sans inflammation, il est impossible que du cholestérol puisse s’accumuler sur les parois artérielles et être la cause de problèmes cardiaques et d’AVC. Sans inflammation le cholestérol se déplacerait librement dans notre corps comme la nature l’a voulu. C’est l’inflammation qui piège le cholestérol. L’inflammation ce n’est pas compliqué, c’est une réaction naturelle de notre organisme à une agression extérieure comme une piqûre d’insecte, une bactérie, une toxine ou un virus. Il s’agit d’une protection parfaite contre ces envahisseurs bactériens ou viraux. Cependant si nous nous exposons de manière répétée à des toxines ou certains types de nourriture notre corps, notre organisme tout entier qui n’a jamais été habitué à gérer ce type de situation va se trouver en état d’inflammation chronique. L’inflammation chronique est aussi dangereuse que l’inflammation en réponse à une piqûre d’insecte ou une attaque virale est utile pour l’organisme.
.
Quelle personne censée osera s’exposer de son plein gré de manière répétée à des substances connues pour créer des dommages dans son corps. Les fumeurs, peut-être, mais ils ont fait ce choix ! La grande majorité de la population a simplement suivi les recommandations diététiques majoritairement reconnues et quasiment prêchées qui sont qu’une alimentation pauvre en graisses, enrichies en acides gras polyinsaturés et en sucres, réduit les risques cardiovasculaires et tout ça en ignorant que ce genre de régime favorise l’apparition d’inflammations répétées des artères. Cette situation conduit à des phénomènes inflammatoires chroniques favorisant les maladies cardiovasculaires, les AVCs, le diabète et l’obésité.
.
Permettez-moi de répéter ceci : les dommages et l’inflammation de nos vaisseaux sanguins sont causés par les régimes pauvres en graisse recommandés pendant des années par la médecine main-stream. Quels sont les principaux responsables de l’inflammation ? C’est très simple, c’est l’abus de carbohydrates simples traités industriellement (sucre dont le fructose, farine modifiée industriellement et tous les produits dérivés) et l’excès concomitant d’huiles végétales riches en omega-6 telles que l’huile de soja, l’huile de maïs ou encore l’huile de tournesol qui se retrouvent dans une multitude de nourritures et plats industriels.
.
Pour se faire une idée de ce qui se passe, brosser de manière répétitive une peau sensible à l’aide d’un scotch-brite, celle-ci devient rouge et au pire va saigner et faites ça plusieurs fois par jour, tous les jours pendant 5 ans ! Si vous avez pu tolérer un tel traitement de votre peau, au final vous vous mettrez à saigner, il y aura des inflammations, des infections et ça deviendra de pire en pire. Cette comparaison est parfaite pour décrire ce qui arrive en ce moment même dans votre corps. Quel que soit l’endroit où le processus d’inflammation apparaît dans le corps, superficiellement ou à l’intérieur, c’est la même chose. Durant ma carrière de chirurgien j’ai examiné l’intérieur de dizaines de milliers d’artères. Une artère malade, c’est ça, un tube brossé à l’intérieur plusieurs fois par jour, tous les jours, la mauvaise nourriture qu’on ingère créé de petites blessures qui deviennent de plus grandes lésions entrainant l’organisme à une réponse inflammatoire continue devenant chronique.
.
Quand nous savourons un pâtisserie, notre organisme tire la sonnette d’alarme comme si un envahisseur étranger arrivait pour nous déclarer la guerre. Les aliments surchargés en sucres simples (dont du fructose) ou cuits avec des omega-6 pour qu’ils puissent rester longtemps sur les linéaires des super-marchés ont constitué durant ces soixante dernières années la règle de la nourriture nord-américaine (et plus récemment australienne et européenne). Ce type de nourriture a lentement empoisonné tout le monde !
 
Comment une barre chocolatée peut-elle créer une cascade d’inflammation pour vous rendre vraiment malade ?
.
Quand on mange des sucres simples, glucose et fructose, le taux de sucre sanguin augmente rapidement et en réponse le pancréas sécrète de l’insuline qui va favoriser la répartition du sucre dans toutes les cellules où il sera stocké comme source d’énergie (sous forme de glycogène). Si la cellule est rassasiée et n’a pas besoin de sucre, il est rejeté pour éviter qu’un apport supplémentaire de sucre vienne annihiler l’ensemble du processus. Quand les cellules rejètent le sucre dans le sang, le taux circulant augmente et entraine encore plus de production d’insuline et finalement le glucose est converti en graisses. Qu’est-ce que tout ça a à voir avec les phénomènes d’inflammation ? Normalement le taux de glucose dans le sang est très finement régulé. Les molécules de sucre en excès se font attacher sur toutes sortes de protéines qui en retour endommagent la paroi des vaisseaux sanguins et un tel traitement répété conduit à une inflammation. Si vous soumettez vos vaisseaux sanguins à des bouffées répétées de sucre, plusieurs fois par jours, chaque jour, c’est exactement comme si vous faisiez passer de la toile émeri à l’intérieur de ces délicats petits tubes. Même si vous ne vous en rendez pas compte, soyez assuré que c’est exactement comme ça que ça se passe. J’ai vu ça pendant 25 années de ma carrière, tous mes patients partageaient les mêmes symptômes, des inflammations de leurs artères.
.
Revenons donc à la barre chocolatée. Cette confiserie innocente non seulement contient des sucres mais elle a été préparée avec au moins l’une des huiles utilisées industriellement comme de l’huile de soja riche en omega-6. Les chips et les pommes de terre frites sont plongées dans de l’huile de soja, toutes les préparations culinaires industrielles sont produites avec des huiles riches en omega-6 pour prolonger leur conservation. Si les omega-6 sont essentielles à la vie, elles doivent se trouver dans l’alimentation dans une proportion correcte avec les omega-3. S’il y a trop d’omega-6 dans l’alimentation, l’architecture des membranes cellulaires est perturbée et les cellules commencent à sécréter des substances chimiques appelées cytokines qui sont la cause première des inflammations. Un nourriture saine et équilibrée ne devrait renfermer que trois fois plus d’omega-6 que d’omega-3, or la production industrielle de nourriture fait que ce rapport omega-6 / omega-3 atteint couramment 15 à 30. Et pour aggraver encore plus la situation cette nourriture déséquilibrée surcharge les cellules adipeuses qui sécrètent alors de grandes quantités de substances au pouvoir inflammatoire qui amplifient les dégâts sur les artères. Le processus initié par les barres chocolatées se transforme en un cercle vicieux qui aboutit à des problèmes cardiaques, une tension artérielle élevée, du diabète et finalement à des maladies neurodégénératives tandis que l’inflammation chronique continue à s’amplifier.
.
Il n’y a aucune chance que l’organisme puisse échapper à cette agression car il n’est pas préparé pour gérer des nourritures industrielles imprégnées de sucres et d’huiles riches en acides gras omega-6.
.
Il y a pourtant une solution pour réduire ce processus d’inflammation, revenir à des nourritures saines et naturelles. Pour construire des muscles, mangez de la viande. Choisissez des carbohydrates complexes qu’on trouve dans les fruits et les légumes. Bannissez toute nourriture industrielle contenant des acides gras omega-6 comme les huiles de soja, de maïs ou de tournesol. Une cuillère d’huile de maïs contient 7,2 mg d’omega-6 et une cuillère d’huile de soja en contient 6,9 mg, utilisez plutôt de l’huile d’olive ou du beurre ! Les graisses animales contiennent moins de 20 % d’omega-6 et sont infiniment moins dangereuses que ces huiles végétales riches en acides gras polyinsaturés considérées comme bénéfiques pour la santé. Oubliez la « science » qu’on vous a imposé depuis des décennies. Cette « science » qui dit que les acides gras saturés sont mauvais pour le cœur est inexistante. Cette « science » qui dit que les acides gras saturés favorisent l’élévation de cholestérol n’est pas étayée par les faits. Depuis qu’on sait que ce n’est pas le cholestérol qui est la cause des maladies cardiaques cette « science » est encore plus absurde ! Cette théorie du cholestérol a conduit à ces recommandations d’utilisation de nourriture pauvre en graisses qui sont à la base des inflammations des artères. La médecine consensuelle a fait une énorme erreur. Retournez aux vieilles recettes de cuisine de nos grand-mères, oubliez les plats industriels préparés et prêts à être réchauffés, les pâtisseries industrielles et autres produits congelés prêts à l’emploi des rayons des supermarchés, votre santé cardiaque et cérébrale ne s’en trouvera qu’améliorée.
.
Source : Disclose.TV
.
Le Docteur Lundell (Meza, Arizona), fort des arguments de la « vraie » science médicale, fait les recommandations suivantes : consommer plus d’acides gras essentiels, en particulier des omega-3 dont les sources principales sont les poissons et les algues marines. Il s’agit de l’acide eicosapentaenoïque (EPA) et de l’acide docosahexaenoïque (DHA). Enrichir parallèlement la nourriture avec de l’acide linoléique (CLA) conjugué. C’est un acide gras essentiel que nous sommes incapables de synthétiser et qu’on trouve dans tous les produits laitiers et la viande. Les omega-3 sont des anti-oxydants, ils augmentent la sensibilité à l’insuline, ont des propriétés anti-inflammatoires et agissent en synergie avec l’acide linoléique. Une petite dose d’aspirine quotidienne permettra d’accélérer le retour à la normale sans pour autant nuire à la santé. Diminuer la consommation de sucres en particulier tous les aliments contenant du sirop de maïs enrichi en fructose, éliminer de sa cuisine les huiles et graisses hydrogénées qu’on retrouve dans la margarine, les plats commerciaux cuits et la nourriture frite des restaurants. L’huile d’olive, les graisses animales et l’huile de coprah sont infiniment plus saines et enfin avoir une vie saine dans tous les sens du termes, c’est-à-dire de l’exercice physique et pas de stress.
.
Il faut ajouter enfin qu’une modification imposée par les instances régulatrices des méthodes de production de l’alimentation industrielle ce n’est pas pour demain car le lobby de l’industrie agro-alimentaire est extrêmement puissant et ne manquera pas d’influencer encore une fois le monde politique alors qu’il y a véritablement une urgence sanitaire au niveau de tous les pays développés et de certains pays en développement. Le scandale des statines et la malbouffe sont donc liés pour, au final, détruire la santé de chacun de ceux qui par facilité et faux confort sont pris au piège de la malbouffe …
.
Note : les acides gras « omega-6 » se retrouvent majoritairement dans les huiles végétales : tournesol, colza, maïs, palme, soja, sans oublier l’huile extraite des graines de coton qui représente jusqu’à 30 % des huiles dites végétales. Il ne faut pas confondre les acides gras omega-6 et les huiles végétales partiellement hydrogénées enrichies en acides gras « trans ». Les acides gras « trans » sont directement impliqués dans les processus inflammatoires artériels et sont reconnus depuis peu (15 juin 2015) comme dangereux pour la santé. Les acides gras trans se retrouvent en particulier dans la margarine. Les produits contenant des acides gras trans devraient être totalement interdits au cours des trois années à venir mais gageons dès à présent que la situation ne se clarifiera pas aussi facilement car les enjeux industriels et économiques sont considérables, au détriment naturellement de la santé publique.
.

jeudi 25 juin 2015

Les dômes de la FEMA

Ces dômes font partie d'un programme de "bunkers" financé en partie par la FEMA et par des communautés du Texas. Ce projet prévoyait la construction de 35 de ces dômes à différents endroits de l'État. Toutefois, la majorité de ces constructions n'ont pas été finalisées par manque de financement.
.
Disons que ces grands bâtiments circulaires pourraient avoir de nombreuses applications dans un contexte de crise..
.
Conçu pour accueillir 1640 occupants lors de phénomènes métérologiques dangereux, ce gigantesque dôme fait 12 469 pieds carrés, 126 pieds de diamètre et il est fait en béton. Celui-ci a été construit à Eastland au Texas, sur un terrain derrière une école.
.
Un autre à Lumberton au Texas:
.
À La Feria (Texas)
.
Mercedes (Texas)
.
Edna (Texas)
.
Kingville (Texas)
.

L’UE va financer des agents pour contrer les eurosceptiques sur Internet